Des parents, dont les enfants ont pris part aux examens du HSC en juin dernier, sont très remontés contre l’administration de l’Université de Maurice (UoM) . Le motif : « plusieurs d’entre nous ont pris l’initiative de faire les applications pour nos enfants, en nous basant sur le Forecast de leurs résultats. Or, quand on a eu les résultats, les enfants ont eu de meilleurs résultats qu’escomptés. De ce fait, les filières pour lesquelles ils ont originalement opté ne correspondent plus tout à fait à leurs orientations professionnelles.»

Ces parents expliquent avoir fait remonter ce détail crucial  à l’administration de l’UoM.  «  On nous a expliqué que c’est trop tard et que rien ne peut être fait désormais. Mais,  la rentrée de l’UoM n’est pas pour demain : c’est à la mi-novembre que les cours reprendront. Donc, si l’administration de l’université le veut bien, elle peut tout à fait prendre quelques mesures et permettre à ces étudiants qui souhaitent changer de filière, là, maintenant, avant la rentrée, de le faire», s’insurgent-ils.

Ce qui a davantage  agacé  bon nombre de parents, « c’est quand, le 27 septembre dernier, sur le website de l’UoM, par le biais d’un avis, l’administration informe les parents souhaitant faire des changements sur le plan des études de leurs enfants qu’il existe des Vacancies dans certaines filières… où les quotas n’ont pas été atteints ! »

« C’est se ficher des gens ! Nous ne sommes pas des mendiants, poursuivent-ils. Nos enfants ont travaillé et ont eu de meilleurs résultats que prévu : la moindre des choses, c’est de leur donner leur chance ! Et l’UoM nous demande d’attendre les trois premières années pour les études choisies, et ensuite changer de filière », disent-ils.

Rappelant que les deux confinements successifs ont bouleversé les calendriers d’études et d’examens , ces parents font appel à la vice-Première ministre et ministre Leela Devi Dookun-Luchoomun. « Elle pourrait intervenir dans cette affaire. Il y va de l’avenir de nos enfants : c’est la relève de demain ! Ce n’est pas bien de les bloquer pour les trois prochaines années dans un secteur où ils ne se sentent pas forcément à l’aise. Ce sont trois années de perdues…»

De plus, poursuivent ces parents, « bon nombre  n’étaient pas au courant que des applications en se basant sur le Forecast des résultats étaient acceptées à l’UoM. Principalement, ce sont ceux qui travaillent dans le secteur de l’éducation qui s’y sont pris tôt et ont pu faire le nécessaire. Il y a donc, beaucoup de parents qui procèdent aux inscriptions en ce moment. Que tout le monde ait les mêmes chances ! »