Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement

« La situation est très critique ». Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement, prévient qu’il y a de « grandes probabilités » que le Wakashio, vraquier échoué sur les récifs de Pointe d’Esny, « se casse en deux », et ce, « à n’importe quel moment ».

Si cela devait arriver, dit-il, c’est « 3 200 tonnes » de fioul qui seront déversées dans les eaux mauriciennes, avec des répercussions « 10 fois plus graves » que celles subies actuellement.

« Avec le courant, la nappe de fioul peut atteindre Trou d’Eau Douce et remonter davantage. Toute la côte Est jusqu’au Nord est menacée », avertit-il.

Pour parer à cette éventualité, l’océanographe estime qu’il est « impératif » que deux lignes de flotteurs soient placées autour du bateau pour contenir le fioul.

Il fait également état des difficultés que rencontrent les équipes mobilisées pour pomper l’eau de la salle des machines, aménagée dans la partie submergée du vraquier.

« On ne peut plus retirer le bateau » des récifs, observe Vassen Kauppaymuthoo. Le vraquier, poursuit-il, devra être « coupé en morceaux ».