Le groupe Alteo affiche des résultats positifs pour l’année financière se terminant au 30 juin 2020, et son bilan financier affiche une nette progression par rapport à l’an dernier. Si le chiffre d’affaires est en légère baisse, le résultat est positif comparé à l’exercice précédent.

En 2019, Alteo avait essuyé des pertes de Rs 1 milliard mais cette année, le groupe sort la tête de l’eau en réalisant Rs 222,1 millions de profits. Une bonne performance réalisée notamment grâce à un meilleur prix du sucre et une restructuration opérationnelle interne, mais la situation demeure critique dans le secteur, et les opérateurs sont toujours dans l’attente du rapport de la Banque mondiale.

« Nous sommes satisfaits des résultats positifs du groupe qui viennent notamment illustrer le bien-fondé de notre stratégie au niveau du cluster sucrier, tant à Maurice qu’en Tanzanie, avec une bonne performance de nos opérations sucrières dans ces deux pays. Nous avons aussi bénéficié, à Maurice, d’un meilleur prix ex-Syndicat pour la saison 2019. Malgré cela, la situation de la canne à Maurice reste précaire et nous sommes donc dans l’attente du rapport de la Banque mondiale qui, nous l’espérons, permettra d’assurer l’avenir de cette industrie », souligne André Bonieux, CEO d’Alteo.

Le résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement sur une base normalisée affiche une hausse de 5% pour atteindre Rs 1,9 milliard, grâce notamment à une meilleure performance des opérations sucrières d’Alteo à Maurice, comme en Tanzanie. Par contre, son chiffre d’affaires recule de 8%, passant de Rs 8,9 milliards à Rs 8,2 en juin 2020 en raison des faibles revenus des pôles Energy et Property. Selon André Bonieux, le groupe a été touché par les effets de la pandémie : « Le confinement et la fermeture des frontières résultant de la pandémie ont eu un impact direct sur les résultats du cluster Property, soit la vente de villas à Anahita, ainsi que sur l’occupation de l’hôtel Anahita Resorts and Villas et du golf. L’incertitude règne à ce stade puisque nous ne nous attendons pas à un retour à la normale avant 2021. Même au niveau du cluster Sucre, qui n’a jusqu’ici pas été directement affecté par la crise, le résultat des exportations sur les marchés internationaux demeure incertain à ce stade. »

Si le groupe réalise un résultat positif cette année (Rs 222 millions, contre des pertes de Rs 1 milliard en 2019, cette hausse s’explique principalement par le fait que des charges de dépréciation ont lourdement impacté les résultats de l’an dernier dans les clusters Sucre et Énergie. La nette amélioration de la profitabilité dans le pôle sucrier du groupe, s’explique, selon la direction du groupe « as last year’s results for the Mauritian sugar operations had suffered impairments of bearer biological assets, milling and refining equipment totalling Rs1.46 bn ». Et d’ajouter : « After adjusting for these asset impairment charges and other non-recurring income and expenses, losses for the Mauritian sugar operations reached Rs 341 m for the current year compared to Rs744m for the comparative year. This improvement is largely attributable to the better price achieved for crop 2019 and cost reductions achieved through the ongoing restructuring of the operations. »

Les opérations du groupe au Kenya ont, elles, été touchées par une baisse de prix sur le marché domestique, ainsi que par un déclin dans la production et les ventes. À Maurice, le secteur énergétique du groupe a, lui, enregistré des résultats mitigés, notamment à cause des charges de dépréciation liés à l’ex-centrale électrique de Consolidated Energy Ltd et de la baisse de tarif découlant de la renégociation du “Power Purchase Agreement” entre Alteo Energy Ltd et le Central Electricity Board.