La production estimée à quelque 225 000 tonnes pour cette année
La campagne sucrière de cette année démarrera le lundi 22 avec la mise en route de deux usines : celle d’Alteo située à Union Flacq et celle de Terra au Nord. L’unité d’Omnicane, qui se trouve dans le secteur Sud, suivra le 14 juillet. Les indications disponibles à ce jour laissent voir que la récolte sucrière devrait prendre fin vers la mi-décembre.
La phase de pousse de la canne, soit la période d’octobre 2025 à mai 2026, a été marquée par des conditions climatiques plutôt sèches. En effet, les précipitations cumulatives enregistrées au niveau de l’île d’octobre à avril ont représenté 63% de la normale. Le relevé de la pluviométrie à la mi-mai 2026 fait voir que la pluviométrie déficitaire a perduré pendant la première quinzaine de mai.
De plus, la température maximale était au-dessus de la normale alors que l’ensoleillement était proche de la normale durant cette même période. De manière générale, ces conditions étaient plutôt propices à la croissance de la canne car à fin mai 2026, la hauteur totale de la canne était quasiment comparable à la normale. Ces conditions n’ont toutefois pas été favorables à un bon début d’accumulation de saccharose. Sujet aux conditions climatiques qui vont prévaloir avec l’arrivée de l’hiver, la croissance de la canne devrait s’atténuer et l’accumulation de saccharose serait favorisée.
Concernant l’exercice d’enregistrement des planteurs, le SIFB mentionne, qu’au 29 mai 2026, 6 149 petits planteurs avaient complété l’exercice d’enregistrement pour une superficie de 7 920 hectares enregistrés pour les besoins d’assurance. Pour ce qui est des gros planteurs, la superficie enregistrée pour les besoins d’assurance s’élevait à 24 415 hectares. L’exercice n’est, cependant, pas encore terminé car à partir du 2 juin 2026, un Late Registration Fee sera payable à l’enregistrement.
À titre comparatif pour la coupe 2025, les superficies enregistrées pour les besoins d’assurance à l’intention des petits planteurs et des gros planteurs s’élevaient à 8 569 hectares et 24 746 hectares respectivement.
En se basant sur les informations récoltées à ce stade et tenant compte des conditions climatiques actuelles, la production sucrière pour 2026 est donc estimée à quelque 225 000 tonnes, basée sur une production de canne d’environ 2.37 millions de tonnes et un taux d’extraction moyen de 9.50%. À titre comparatif, en 2025, 2 ,32 millions de tonnes de cannes avait été récoltées résultant en une production de 220 305 tonnes de sucre avec un taux d’extraction moyen de 9.49%.
Cette première estimation de la récolte est établie à l’issue de la première réunion du Crop Estimate Coordinating Committee tenue lundi et présidée par la Chambre d’Agriculture. Le Crop Estimate Coordinating Committee regroupe des représentants de la Mauritius Cane Industry Authority, du Mauritius Sugarcane Industry Research Institute, des établissements sucriers, du Sugar Insurance Fund Board, du Mauritius Sugar Syndicate, de Statistics Mauritius et du ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire.

