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AIDS Candlelight Memorial 2022 : 141 décès liés au sida à Maurice à 2020

— Hausses de 25% des décès et de 16% des nouvelles infections entre 2015 et 2019

Ce dimanche 15 mai, Prévention, information et lutte contre le sida (PILS) observe, de nouveau en présentiel, l’AIDS Candlelight Memorial. Une cérémonie dans le respect des consignes sanitaires se tiendra ainsi de 17h à 19h à Nou Vi La, structure d’accueil et de partage de l’ONG à la rue St-Georges, à Port-Louis.

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L’activité se déroulera sous le thème retenu depuis 2020 : Nou rapel, nou azir, nou pou sirmont VIH. L’ONG phare dans le combat contre le sida à Maurice se dit toutefois « très inquiète, car les indicateurs ne traduisent pas des nouvelles positives ».

Déjà, selon les chiffres officiels émanant des services du ministère de la Santé, 141 décès liés au VIH ont été enregistrés fin 2020. « Et les décès ont augmenté de 25% entre 2015 et 2019 », note l’ONG. Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là.

En effet, soutient PILS, l’épidémie se généralise. « Près de deux tiers des nouvelles infections recensées en 2020 concernent des personnes hétérosexuelles. Dans la même veine, le nombre de nouveaux cas détectés chez les jeunes, de la tranche d’âge de 15 à 24 ans plus précisément, reprend la pente ascendante, passant de 15% en 2018 à 18% en 2020. »

PILS tire la sonnette d’alarme. « Ce constat est alarmant : les progrès réalisés entre 2010 et 2015 ont été inversés depuis 2015 ! » Outre ces hausses, tant dans les nouvelles infections que les décès, « de nombreux facteurs favorisent la progression du VIH, dont un niveau élevé de stigmatisation et de discrimination, en particulier à l’encontre des populations les plus exposées au VIH ». Mais aussi le manque d’accessibilité aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien, ainsi que la précarité et les lois répressives en matière de consommation de drogues. « Pourtant, aujourd’hui, grâce à la trithérapie, une personne séropositive sous traitement, avec une charge virale indétectable, ne transmet plus le virus et peut avoir une bonne qualité de vie », souligne-t-on.

PILS fait également ressortir que la dispensation et le suivi des traitements, disponibles uniquement dans les cinq hôpitaux régionaux de Maurice, restent un obstacle majeur. 
Pour l’ONG, qui milite en faveur des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH), « grâce au plaidoyer mené de manière ferme et régulière depuis 25 ans, des progrès ont été accomplis », tels que l’introduction des traitements ARV gratuitement et des programmes de réduction des risques, la diversification des outils de prévention, le dépistage démédicalisé et l’amélioration de la prise en charge.

« Cependant, alors que la pandémie de Covid-19 fragilise les systèmes de santé et déplace les priorités en termes d’engagement sanitaire, politique et financier, il est impératif de rester vigilant et de ne pas tenir pour acquis les progrès réalisés ces dernières années. » Aussi souhaite-t-elle « une volonté politique ainsi qu’un engagement et une collaboration multisectoriels, et à tous les niveaux, afin d’accélérer la riposte et en finir avec l’épidémie de VIH ».

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