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Le Secretary for Public Service (SPS), Swaminathan Ragen, est d’avis que les dispositions prises par le ministère de la Fonction  publique dans le cadre de la reprise dans la fonction publique sont en train de faire leurs preuves. « Les fonctionnaires ainsi que leurs supérieurs ont bien compris l’urgence d’exécuter toutes les dispositions sanitaires pour assurer un service adéquat dans la fonction publique. Outre les frontliners, des cadres administratifs sont mobilisés ce lundi afin d’assurer une présence physique pour signer, entre autres, des documents », a-t-il déclaré à Le-Mauricien. Les fonctionnaires, a-t-il souligné, feront le déplacement seulement lorsque cela sera vraiment nécessaire.

« Je prends un exemple cette semaine. Pendant une semaine, nous avons travaillé à partir de la maison. Maintenant on prend toutes nos affaires pour aller au bureau pour faire approuver des dossiers ou mettre à jour certains dossiers. Nous n’allons pas ainsi faire le déplacement au bureau tous les jours », a-t-dit. À son avis, les dispositions prises vont marcher comme sur des roulettes en raison de l’expérience acquise lors du premier confinement. Et de déclarer : « Nous ne sommes pas en train d’imposer aux fonctionnaires la nécessité de venir travailler au bureau en raison du danger que représente la COVID-19. »

Selon Rashid Imrith, président de la Fédération des syndicats du secteur public, la direction de la Fonction publique n’a pas a priori fait un exercice cible pour les fonctionnaires qui sont susceptibles de reprendre le travail ce lundi en cette période de confinement. Il prend l’exemple d’un couple de fonctionnaires dont l’épouse travaille dans un service essentiel. « Elle est mère d’un enfant d’un an et demi. Elle ne sait pas quoi faire car les services nécessaires sont fermés. Elle doit choisir entre son travail et son enfant. Le planning aurait dû être fait bien à l’avance. Elle a reçu une lettre dimanche pour aller travailler ce lundi. Maintenant concernant les fonctionnaires qui vont prêter main-forte à l’équipe de vaccination, ils n’ont pas la formation requise, ils ne sont pas vaccinés et ils n’ont pas d’équipements de protection  », a déclaré le président de la FSSP.

Il a souligné qu’il y a beaucoup de volontaires qui souhaitent travailler durant cette période et que le gouvernement aurait pu faire appel à leurs compétences. Il devait attirer l’attention du gouvernement sur le fait qu’il y a 28 postes vacants à la Vaccination Unit du ministère de la Santé. « Il y a 28 postes de Health Nursing Officer vacants. On ne peut pas prendre des “panic decisions” alors qu’il y a des gents qui se portent volontaires pour aller travailler. Le plus important est de faire savoir quel type de travail qu’ils sont appelés à faire et qui sont ceux qui ont une connaissance minimum en matière de first aid », a déclaré le syndicaliste.