Au marché central: pomme d’amour à Rs 30 / Rs 35 la livre; le chou à Rs 35 / Rs 40 l’unité et les carottes entre Rs 25 et Rs 40.

Comme on le prévoyait déjà, avec, d’une part, l’arrivée de l’hiver austral et, d’autre part, la réouverture des marchés, les prix des cultures potagères reviennent de plus en plus à des niveaux nettement plus acceptables. Bien loin des offres nettement exagérées au pire de la période de confinement et du couvre-feu sanitaire.

Le haricot vert à Rs 40 le demi-kilo; la pomme d’amour à Rs 30 / Rs 35; le chou à Rs 35 / Rs 40 l’unité; le giraumon autour de Rs 25 le demi-kilo et les carottes entre Rs 25 et Rs 40 : ces quelques prix affichés au bazar central à Port-Louis au courant de la semaine illustrent, en effet, comment la mercuriale des légumes passe définitivement au vert.

Il faut dire aussi qu’avec la fermeture des frontières qui paralyse encore le secteur hôtelier, la part des produits maraîchers qui, en temps normal, sont canalisés vers le marché touristique se retrouve sur le marché de la grande consommation. Par ailleurs, le pays était encore en été et en pleine saison cyclonique au début du confinement. Une période marquée par des intempéries, notamment des pluies abondantes et une chaleur étouffante qui ne concouraient pas à la bonne pousse des plantes potagères.

En ce mois de juin, on est désormais de plain-pied en hiver. Une saison chez nous bien plus propice pour la bonne culture des légumes. D’ailleurs, au marché central, au courant de la semaine, les produits vivriers qui étaient exposés à la vente sur les étals étaient de bien meilleure qualité. En fait, ces jours-ci, à ce marché municipal de Port-Louis, ce sont les maraîchers qui se plaignent des strictes mesures de contrôle imposées à l’entrée et qui, selon eux, les privent d’un nombre plus conséquent de clients.

En effet, en vue du respect scrupuleux des règles de distanciation physique, les autorités sanitaires municipales, de concert avec la police, ne permettent que la présence d’une cinquantaine de clients à la fois à l’intérieur du marché. Ainsi, pour y avoir accès, ces clients doivent faire la queue et attendre, au moins une vingtaine de minutes avant d’y accéder. Ce qui décourage bon nombre qui, las d’attendre, finissent par faire demi-tour.

Les maraîchers espèrent, donc que demain à la fin de la première phase du déconfinement, ces règles strictes d’entrée au marché soient assouplies. Pour le moment, étant donné que nombre de clients s’impatientent d’avoir à attendre de longues minutes avant de pouvoir faire leurs achats au marché central, un certain nombre de maraîchers n’ont pas encore jugé utiles de reprendre le travail. Ils disent en effet que ce serait travailler à perte que de le faire dans les conditions présentes.