Plus d’une centaine de membres du barreau ont répondu présents lors d’une Assemblée spéciale au siège de la Mauritius Bar Association en fin de semaine. Cela, dans le cadre de la motion de blâme signée par 14 membres du barreau contre le Conseil de l’Ordre des avocats, présidé par Me Narghis Bundhun, SC.

Le Bar Council avait lancé les convocations pour la tenue de cette assemblée portant sur cette motion. Or, lors de la réunion, un point de droit a été soulevé faisant état d’un manquement aux procédures du fait que la convocation n’avait pas fait mention de la motion des membres qui devait être entendue, démontrant que l’assemblée n’a pas été « convenablement convoquée ».

Mes Patrice Doger de Spéville et Yahia Nazroo, qui ont agi comme modérateurs, ont décidé de reporter la motion à une date ultérieure. Cette motion de blâme a trait à la manière dont les membres de l’exécutif du Bar Council ont réagi face à l’affaire Lovena Sowkhee contre le commissaire de police. Me Lovena Sowkhee s’était tournée vers le Bar Council lorsqu’elle avait été verbalisée pour violation du couvre-feu alors qu’elle assistait sa cliente, Rachna Seenauth, aux Casernes centrales.

Les signataires sont d’avis que les membres du conseil exécutif, dont la présidente est Me Narghis Bundhun, ont failli à leur tâche en n’ayant pas défendu les intérêts de l’avocate verbalisée. Le Bar Council avait répondu à cette démarche en soutenant avoir agi dès le départ afin de revoir les conditions du couvre-feu pour que les avocats puissent assister leurs clients sans accroc. Le Conseil avait expliqué avoir engagé une ligne de communication avec le commissaire de police pour trouver une solution et que, par la suite, l’idée d’un mémo pour permettre aux avocats de se déplacer avait pris forme, ce qui avait permis à de nombreux avocats d’assister leurs clients.