Depuis le 18 janvier, la Mauritius Society for Animal Welfare a cessé toute activité de ramassage quotidien de chiens. C’est ce qui ressort de son communiqué. Toutefois, le ramassage de chiens se fera au port, à l’aéroport, près des hôpitaux et des écoles. Or, pour l’organisation non gouvernementale Quatre Tilapat, elle ne prête pas foi à ce communiqué. Elle a d’ailleurs envoyé une lettre à deux syndicats éducatifs, à savoir la GSSTU et l’UPSEE, afin qu’ils puissent informer leurs délégués dans toutes les écoles de l’île de ne pas faire appel à la MSAW jusqu’au 17 février.

« Nous avons eu vent que le Catch And Kill continue dans des écoles, et même sur les plages. Nous avons contacté les écoles privées et publiques et attendons maintenant la réponse du ministère de la Santé pour les cinq hôpitaux en attendant un dénouement positif ce 17 février en cour », explique le président cette ONG, Linley Moothien, suite au communiqué de la MSAW. Selon lui, s’il y a « des urgences ». Il souligne que son ONG est « capable de déplacer les chiens » et « de prendre en charge les plus nécessiteux », étant donné que les places sont limitées dans cette ONG.

Linley Moothien regrette que la MSAW ne soit « pas fiable » et « ne s’occupe pas vraiment du bien-être des chiens ». Il ajoute : « Si elle ne fait pas de ramassage massif, nous croyons que peu à peu le nombre de chiens, qui seront ramassés, augmentera. » À cause de cette bataille que mène Quatre Tilapat contre la MSAW, il cherche un rendez-vous avec le Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour discuter de la situation. Linley Moothien avance que la protection des animaux ne requiert pas de la politique et se demande s’il est normal de mener une bataille juridique contre l’État pour ne pas tuer ces chiens. « Cela fait des années qu’on se bat alors qu’ils ont tout le droit d’arrêter tout ce qui se passe », dit-il. Il espère que l’opposition puisse tirer la sonnette d’alarme sur ce sujet.