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« Des anomalies » ont été constatées durant la campagne et le jour du vote, comptant pour les élections villageoises à Bois-Chéri, selon trois groupes ayant participé au scrutin le mois dernier. En consultation avec leurs avocats, Me Rama Valayden et Me Anoop Goodary, ils ont décidé de déposer une plainte auprès de la Commission électorale et songent à loger une pétition électorale.

« Ces irrégularités présumées de fraude électorale sont des phénomènes sur lesquels la police et les officiers de la Commission électorale ont fermé les yeux », selon Me Rama Valayden. Sudesh Khadawoo, Ahmed Kootbaully et Neejanand Ramdhany, qui sont respectivement les leaders du Mouvement Action Liberal, du Development of Bois-Chéri et du  National Action Party of Bois-Chéri, allèguent que « des Returning Officers, ayant opéré ce jour-là, ont un lien de parenté avec les candidats ». 

En outre, selon les contestataires, les candidats du Parti Ciseau, qui seraient affiliés au MSM, portaient des t-shirts orange, dans un rayon de 200 mètres de l’école, et affichaient ouvertement leur présence dans la cour de l’établissement. « Les policiers en action n’ont rien fait à leur niveau pour empêcher les irrégularités », selon Sewchurrun Khadawoo. Me Rama Valayden affirme, qu’à un certain moment le jour du vote, « des ministres ont accentué leur présence » à Bois-Chéri. « Ce qui est contraire au fondement même des principes et règles démocratiques », indique-t-il.

Les contestataires affirment également que de nombreux habitants du village ont reçu des messages à connotation communale. « Pe dir zot pa vot pou tel dimoun parski li fer parti tel kominote. Mari sokan sa », souligne Me Rama Valayden, qui ajoute, photos à l’appui, que des vivres, des meubles et des boissons alcoolisées ont été distribués la veille du scrutin pour influencer les votes. « Inn fann larzan pou aster vote », martèle l’avocat.