Britannia : Une vingtaine de personnes formées au jardinage biologique

Une vingtaine d’hommes et de femmes venant de Tyack, Souillac, Quatre-Bornes, Chemin-Grenier suivent actuellement un cours en jardinage biologique à Britannia, sous la supervision d’Éric Mangar, agronome et responsable du Mouvement pour l’Autosuffisance Alimentaire.

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Ce cours, d’une durée de 12 semaines, est organisé par Omnicane à l’intention de ceux ou celles qui souhaitent apprendre à cultiver sans utiliser de pesticides ou d’herbicides. Car, selon Éric Mangar, cette manière de cultiver est bénéfique à plus d’un titre. « Cultiver sans utiliser de produits chimiques est plus respectueux de l’environnement car c’est cultiver exactement comme la nature l’a prévu », explique Éric Mangar.

Selon Bhavana Ramchelawon, vice-présidente du village de Britannia et qui se dévoue pour encourager les femmes à suivre cette formation, la pandémie de Covid-19 a rendu les Mauriciens, et plus particulièrement les femmes, plus soucieux d’une alimentaire saine et essentielle pour le système immunitaire. D’où l’effort de beaucoup de familles pour cultiver des légumes dans leurs arrière-cours.

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Qu’on le veuille ou pas, avec le confinement lié au coronavirus, les Mauriciens ont redécouvert les vertus du jardin potager. « La rareté de légumes pendant le confinement nous a poussés à apprendre énormément de choses. Ce cours en jardinage biologique va être très bénéfique pour beaucoup de familles dans la mesure où elle les encourage à consommer des produits sans utiliser de pesticide qui coûte très cher », dira Bhavana Ramchelawon. Cette dernière, qui est aussi très active au sein du Britannia Youth Club encourage les jeunes à se lancer dans le jardin biologique. « Les jeunes devraient eux aussi mettre la main à la pâte », insiste-t-elle.

Bina Doobur, mère de trois enfants et enseignante, fait partie de celles qui ont montré un vif intérêt pour le jardin botanique. « J’ai hérité cette passion de mon père Bassou Aworer qui avait travaillé comme jardinier pendant 40 ans sur l’ancien établissement sucrier de Britannia. »

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En 2019, son père avait obtenu un lopin de terre à Tyack après la fermeture de Britannia. Malgré son emploi du temps chargé, elle aimait garder le contact avec la terre. « Dès que mon amie Bhavana m’a appelée pour me faire savoir qu’Omnicane avait sollicité un agronome en la personne d’Éric Mangar pour animer un cours en jardinage biologique, j’ai saisi l’occasion pour découvrir les techniques liées à ce type de jardinage. »

Et c’est ainsi qu’il a appris qu’il est très important de planter plusieurs variétés de légumes sur une même plate-bande pour faire fuir les insectes. « J’ai alors suivi les conseils d’Éric Mangar et j’ai planté des haricots, des choux-fleurs, des brocolis et d’autres légumes. Résultat, les légumes n’ont pas été affectés malgré le fait que je n’ai pas utilisé d’herbicide. J’ai observé que faire un jardin bio représente de multiples avantages. On bouge sans gros effort tout en ayant le plaisir de récolter nos propres légumes. C’est agréable de se nourrir de sa propre production de manière saine. »

À force d’observer Bina dans le jardin, Jay, son époux qui est attaché à la National Coast Guard, a fini par découvrir qu’il avait un talent caché. « Il ne s’intéressait pas à la terre. Mais Jay a commencé à faire du jardinage son passe-temps favori, avec les méthodes naturelles. » Et le surplus de légumes ? « Nous les partageons avec nos voisins et nos proches et les mettons en vente à très bon marché. »

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