L’activiste social Bruneau Laurette estime que le gouvernement fait pression actuellement pour pousser les Mauriciens à se faire vacciner. « La vaccination est un choix et elle ne peut être impose de force », a-t-il soutenu. Il se dit pour la protection des citoyens, mais estime que « les Mauriciens ne peuvent être utilisés comme cobayes pour tester l’efficacité des vaccins. Ceux qui refusent la vaccination doivent pouvoir recevoir un traitement optionnel pour se protéger. Gouvernma pa kapav vinn dir ki sel solisyon se vaksinasyon ».

L’animateur de Linion Sitwayin Morisien (LSM) dit noter une campagne agressive des autorités ces derniers jours pour pousser les Mauriciens à se faire vacciner contre le Covid-19. « La vaccination est devenue une source de stress pour nos compatriotes. Cela impacte son travail, sa famille et sa vie sociale. Au final, c’est le gouvernement qui tire profit de cette campagne de frayeur »,dit-il.
Bruneau Laurette a cité l’exemple de ceux qui ne souhaitent pas se faire vacciner, mais qui doivent débourser de leurs poches pour effectuer des tests PCR pour avoir accès à certaines institutions. « C’est anticonstitutionnel », affirme-t-il, lors d’un point de presse à Tranquebar.

Il a été rejoint dans ses propos par Ivor Tan Yan qui estime que « c’est l’employeur qui doit payer les frais pour les tests PCR pour ses employés. Cela s’applique au secteur public, enseignants inclus, à qui l’on a demandé de faire un test PCR pour avoir accès à l’école s’ils ne sont pas vaccinés ». Il a rappelé que « les droits des travailleurs sont clairs. Si on force un employé à faire la vaccination ou des tests PCR à ses frais, le contestataire peut consigner une plainte au ministère du Travail ».

Par ailleurs, Bruneau Laurette estime que le gouvernement empochera quelque Rs 2,7 milliards annuellement sur les Rs 2 prélevées comme taxe sur l’essence. « Prenant en compte que 60% de la population soient vaccinés (herd immunity) et que les frais pour une personne est de Rs 1 200 (prix de deux doses sur le marché), le gouvernement aura dépensé que Rs 936 M. C’est du big business qui se prépare »,dénonce-t-il.
L’activiste social a aussi fait ressortir que les vaccins Covaxin et Sinopharm ne sont pas reconnus par l’Union européenne alors que le gouvernement clame que ces vaccins sont sûrs. « Si le gouvernement est certain qu’il n’y aura aucun risque avec ces vaccins, pourquoi ne pas proposer un dommage de Rs 10millions sur le consent form pour les potentielles victimes? »

De son côté, Ivor Tan Yan estime que le gouvernement doit pouvoir respecter le choix des citoyens qui ne souhaitent pas se faire vacciner. « LSM va soutenir les contestataires qui ont logé des plaintes en Cour suprême. Nous ne disons pas que les citoyens ne doivent pas se faire vacciner, chacun est libre de choisir. Mais, nous déplorons les pressions exercées sur ceux qui ont souhaité ne pas le faire », précise-t-il.
Aman Ramchurn et Julie Vranckx-Lepert ont demandé au gouvernement de cesser de faire de la discrimination contre les non-vaccinés.