Vinod Seegum

La Confederation of General Trade Union (CGTU) insiste sur la nécessité de soutenir la production alimentaire et les énergies renouvelables. Dans son mémoire au ministre des Finances, Renganaden Padayachy, Vinod Seegum, président de la CGTU, plaide pour l’élaboration d’un plan en vue d’aider les ménages à se lancer dans le “bio farming”. Il se dit également en faveur de la réintroduction des jardins dans les écoles.

En premier lieu, en tant que confédération syndicale du service public, la CGTU demande au ministre des Finances de faire provision pour que le prochain rapport du PRB soit appliqué avec effet rétroactif, soit à janvier 2020. Cette date correspond à la période à laquelle les fonctionnaires ont obtenu une avance de Rs 1 000 sur leur salaire en prévision du prochain rapport. De même, Vinod Seegum réitère sa demande pour que les “sick leaves” des officiers de la fonction publique soient remboursés pour 2020 et 2021, et que des dispositions soient prises pour les années suivantes, étant donné que « c’est un droit acquis ».

Autrement, en cette période de crise sanitaire, la CGTU rappelle la nécessité de l’autosuffisance alimentaire. À ce titre, la confédération propose au gouvernement de venir avec un plan, à travers le FAREI, en vue d’aider les ménages à se lancer dans la production de légumes bio. Dans le même ordre d’idées, un meilleur contrôle de l’utilisation des pesticides est souhaité dans la production à grande échelle. La CGTU, qui regroupe un grand nombre d’enseignants, plaide également pour la réintroduction des jardins dans les écoles de l’île, en mettant l’emphase sur le “micro farming”, afin d’optimiser l’espace. L’élaboration d’un plan national sur l’hygiène alimentaire est également souhaitée.
Toujours dans l’objectif du développement durable, la confédération suggère de revoir le système d’éclairage public et de remplacer les lampadaires par des éclairages utilisant l’énergie solaire. De même, il est souhaité que tous les bâtiments publics soient pourvus de panneaux solaires.

Une autre proposition concerne l’exemption de la taxe sur les équipements pour le “rain harvesting” afin d’optimiser nos ressources en eau et d’aider dans la fourniture d’eau sur une base de 24/7 à travers l’île. Dans un souci de préserver l’environnement, il est également proposé de bannir les conteneurs en plastique, tout en venant avec des mesures pour encourager la production de produits biodégradables.
Par ailleurs, la CGTU se dit en faveur d’une loi afin que les véhicules de 25 ans et plus soient envoyés au recyclage et qu’un plan d’aide pour l’achat d’une nouvelle voiture soit élaboré. Cette demande ne concerne toutefois pas les voitures “vintage”. Toujours au niveau du transport, la confédération se dit en faveur de l’extension du projet Metro Express aux régions rurales, avec des lignes comme Port-Louis/Rivière-du-Rempart ou Curepipe/Mahébourg, par exemple. Enfin, au niveau de la sécurité, elle plaide pour une extension du projet Safe City à tous les “hot spots” de l’île.

Sur le plan de la santé, la confédération suggère l’élaboration d’un programme pour des cours de natation gratuits au grand public, autant à la piscine qu’à la plage. Par ailleurs, afin d’encourager les couples à avoir plus d’enfants, il est proposé d’étendre le congé de maternité de trois à cinq grossesses. La CGTU souhaite également que le Bachelor in Education devienne une réalité dans toutes les écoles primaires à partir de cette année.
Finalement, il est aussi souhaité que le gouvernement vienne de l’avant avec un plan bien réfléchi pour intégrer les nouveaux gradués dans le système, et ce, afin d’améliorer la qualité de l’éducation.