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Carburant – Tendance mondiale : L’ACIM réclame une révision à la baisse des prix de l’essence/diesel

Avec le baril de pétrole sous la barre des 100 dollars américains, soit à USD 90 sur le marché mondial, le prix de l’essence à la pompe aurait dû être ramené à Rs 61 le litre. C’est l’avis de Jayen Chellum, secrétaire de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM), qui a écrit une lettre au ministre du Commerce, Soodesh Callichurn, à ce sujet. Il juge inapproprié également que le Petroleum Pricing Committee se réunisse tous les quatre mois, alors que le prix enregistre des fluctuations sur le marché mondial de lanière régulière.

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Jayen Chellum s’élève contre la prise de position du directeur de la State Trading Corporation, Rajiv Servansingh, qui laisse entendre que les prix de l’essence et du diesel n’allaient pas baisser sur le marché. Il rappelle que c’est le Petroleum Pricing Committee (PPC) qui décide des prix à la pompe et fait des recommandations au ministre du Commerce qui a le dernier mot. « Ce n’est pas à M. Servansingh de venir dire si le prix de l’essence doit baisser ou pas », s’insurge-t-il.

Ainsi, Jayen Chellum relève que le cours mondial du pétrole est en baisse depuis quelque temps. « La semaine dernière, nous étions à USD 90 le baril. Avec le taux actuel des devises étrangères, on se retrouve dans une situation similaire à février 2022, où le litre d’essence était à Rs 61. Donc, le prix à la pompe aurait dû baisser par rapport au cours mondial et la valeur du dollar », fait-il comprendre.

Le secrétaire général de l’ACIM souhaite que le prix de chaque cargaison achetée soit affiché, afin que la population soit au courant. « Le PPC se réunit tous les quatre mois, selon les règlements en vigueur. Mais le prix du pétrole fluctue sur le marché toutes les semaines. C’est pour cela que je dis qu’il faut afficher le prix auquel on achète chaque cargaison car le consommateur est en train de payer le carburant à un prix déraisonnable. C’est aussi une question de transparence et de bonne gouvernance », poursuit-il.

Jayen Chellum insiste également pour que la taxe de Rs 2 sur le carburant pour l’achat de vaccins contre le Covid-19 soit enlevée. Car toutes les commandes de vaccin ont été annulées. Il conteste ainsi la déclaration du Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui avait affirmé qu’il faudra prévoir également l’achat d’équipements dans le traitement du Covid-19 ainsi que de vaccins contre la variole du singe. « Le PM aurait dû avoir un peu de délicatesse avant de venir parler d’équipements pour le traitement du Covid-19, alors qu’on sait tous ce qui s’est passé lors du dernier exercice », dit-il.

De même, il se demande pourquoi il faut se précipiter pour acheter des vaccins contre la variole du singe alors que des études ont démontré que seule une catégorie de personnes est la plus touchée actuellement. « Faudra-t-il encore vacciner tout le monde ? Déjà qu’il y a des vaccins contre le Covid-19  qui ont expiré. N’avait-on pas fait le calcul avant de passer toutes ces commandes ? Pourquoi c’est le consommateur qui doit payer pour tout cela ? Le ministère de la Santé n’a-t-il pas un budget ? »s’interroge-t-il.

Jayen Chellum regrette ainsi que le peuple se comporte en « mouton » et laisse les autorités imposer toutes sortes de taxes sur sa tête. Il réitère sa demande pour un débat télévisé sur les prix pétroliers. Il rappelle que le consommateur paye Rs 150 à la MBC tous les mois et qu’il a le droit de faire entendre sa voix.

 

Huile Smatch : interrogation sur la distribution

Jayen Chellum dit noter que l’huile de la marque Smatch, commercialisée par la STC, est sur le marché depuis peu. Toutefois, il s’interroge sur la manière dont se fait la distribution car après une semaine, cette huile est toujours très rare sur les étagères.

De même, il se demande si les marchands de dholl puri et autres fritures vont aussi revoir leurs prix à la baisse. « Tout le monde est en train de courir pour acheter cette huile. Ne venez pas me dire que les marchands n’en ont pas profité également. Alors qu’en est-il du prix ? Ils n’avaient pas tardé à revoir leur prix à la hausse quand l’huile avait augmenté  »,déclare-t-il.

Le secrétaire de l’ACIM se demande également si la Competition Commission va enquêter sur le cas de l’huile Smatch et s’il n’y aurait pas de concurrence injuste envers les autres compagnies contraintes de commercialiser leurs huiles plus chères.

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