Tous les membres d’équipage au port seront soumis à un dépistage de tuberculose. Une décision prise suite à une réunion entre les syndicats, les officers du ministère de la Santé et les employés du port ce 9 février.

Pour rappel, six personnes dans le port ont été testées positives. Le syndicat de la Mauritius Port Authority avait tiré l’alarme sur cette affaire, après qu’un des employés atteint de tuberculose a été admis depuis début janvier à la Chest Clinic de l’hôpital de Poudre d’Or.

« Nou espere ki li pa tro tar ek ki tou tes negatif », confie Jean-Yves Chavrimootoo, porte-parole de la Marine and Other Staff Union.

Alertés par les employés inquiets, les syndicalistes du port avaient réclamé que les tests soient étendus à tous les employés de la section « big tugs ». La direction de la MPA allègue de son côté n’avoir reçu aucune demande des chefs de départements pour des tests étendus.

Elle soutient que le protocole de la santé stipule que toute personne ayant respiré le même air pendant huit heures qu’une personne atteinte de tuberculose est soumise à un test. C’est dans ce contexte qu’elle a établi une liste de dix personnes à être testée au départ.

La direction insiste également sur le fait que le protocole mis en place par le ministère de la Santé a été respecté. Ainsi tous les MPA « seaferers » se feront dépister dans une clinique.

« Nous dénonçons l’irresponsabilité du management. Ils ont traité ces cas à la légère », scande Jean-Yves Chavrimootoo.

La Marine and Other Staff Union souhaite également l’ouverture d’une enquête afin de savoir pourquoi c’est dans une clinique privée que les tests sont actuellement effectués.

« Selon le protocole du ministère de la Santé, ces tests sont normalement effectués dans un hôpital public. Pourquoi solliciter les services d’une clinique privée pour ces tests ? », se demande le syndicaliste.