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Les habitants de Case-Noyale sont  en colère. En cause : des travaux en cours dans la localité pour réparer les drains. « Les routes sont devenues plus étroites, du fait des maisons, d’une boutique, d’une école, d’une église du côté gauche et des champs de canne abandonnés de l’autre. Nous ne comprenons pas l’utilité de ce trottoir », disent des habitants.

Des résidents s’interrogent : « pourquoi ne pas aménager un espace dédié à cet endroit ? Larout inn konpletma defigire ek bann gro pie ki o milie, toufe ar beton. Mem pa enn ti lespas pou later. Ces arbres sont condamnés à une mort certaine. »

L’espace dans l’état actuel a en outre été réduit en raison du nombre de véhicules, explique un habitant, qui soutient qu’ils sont nombreux à être propriétaire d’une voiture. Or, faute de places, quelques propriétaires de van et de minibus garent leurs véhicules en bord de route. « Avec la construction de trottoirs carrément sur les drains, ou allons-nous stationner nos véhicules ? » se demandent des résidents.

Un propriétaire de minibus, qui faisait le trajet Chamarel/Baie-du-Cap, dit pour sa part « ne plus être tranquille » depuis que les travaux pour la réfection, l’agrandissement et la rénovation de la route Chamarel/Case-Noyale ont démarré, lundi dernier. « Depi ki bann travo inn koumanse, bann gro kamion dan landrwa finn vinn menas nou sekirite. Les mères de famille, qui doivent déposer leurs enfants chez leurs proches dans la localité, ne peuvent circuler avec leurs poussettes sur le trottoir. Bizin desan karema lor laru e apre kontinye fer zot larout. Imaginez ce qui pourrait se passer si deux gros véhicules se croisent au même moment », lance Marie, mère de deux enfants en bas âge.

Pour rappel, le chemin menant vers Chamarel est l’une des routes les plus dangereuses du pays, en raison de glissements de terrain. « Des conseillers du village nous ont promis pendant la campagne, lors des villageoises, qu’ils discuteront avec les habitants avant de démarrer certains gros projets. Mais ce n’est pas le cas », soutient un septuagénaire de Case-Noyale. « Ena parmi inn vinn arogan, mem si zot pa konpran kitsoz. Zot pe rod ranplas minis ! »

Clifford Dessales, le président du village de Case-Noyale/Petite-Rivière-Noire, explique qu’il avait déjà fait part des inquiétudes des habitants au ministre Alan Ganoo, député de la circonscription, concernant l’installation de drains sur les trottoirs lors d’une “site visit” il y a une quinzaine de jours. « Li ti dir mwa “Get sa ek lezot konseye vilaz !”. »