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Centaine de covidés au Cluster Real Garments : « GM bizin met La-Tour-Kœnig antie an zonn rouz »

  • « Ces travailleurs étrangers ont été contaminés par des collègues mauriciens : ils ont tous beaucoup circulé… »
  • « S’agit-il de la souche d’origine du Covid-19 ou du variant Delta ? Les autorités ont le devoir et la responsabilité de nous éclairer »

« Ce sont deux travailleurs mauriciens de l’usine Real Garments qui ont été trouvés positifs au Covid-19. Travaillant dans un département où sont également employés des travailleurs étrangers, ils ont refilé le virus à ces derniers », indique le syndicaliste Fayzal Ally Beegun. « Ces deux étrangers, vivant dans l’un des dortoirs de l’usine, que j’appelle ouvertement “poulailler humain”, de par les conditions inhumaines dans lesquelles ils vivent, cela a inévitablement causé ce grand nombre de cas de contaminations ! De plus, je me demande si ces travailleurs ont contracté la souche originale de Covid-19 ou s’il ne s’agit pas plutôt du variant Delta ? Je me pose cette question parce que ces travailleurs ont été contaminés très, très vite ! Je demande aux autorités de nous donner des informations claires et précises à cet effet », ajoute-t-il.

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Pour le syndicaliste, il n’y a pas de doute : « Le gouvernement doit absolument décréter la région de La Tour Kœnig zone rouge le plus vite possible ! » Ses arguments : « On ne sait depuis combien de jours ces travailleurs ont été contaminés et s’ils étaient porteurs du virus. Ces travailleurs sont des êtres humains comme nous tous, et ils ont donc beaucoup circulé durant les sept derniers jours. »

Il ajoute : « Je fais remarquer que l’usine Real Garments a plusieurs dortoirs, dont à La Tour Kœnig, mais également à Grande-Rivière, à hauteur de la Montée S., et également à Beau-Bassin. Ces travailleurs étrangers fréquentent forcément leurs collègues dans les autres dortoirs… Et sur la région de La Tour Kœnig elle-même, il y a également les dortoirs des usines CMT et Firemount Textiles. Je rappelle que dans ce voisinage, il y a une grande zone industrielle, avec des établissements scolaires, et aussi une agglomération à forte densité résidentielle. Vous vous imaginez le risque latent qui existe… N’est-ce pas une raison pour les autorités d’être vigilantes et de faire le nécessaire pour que d’autres foyers de contamination n’émergent pas ? »

Fayzal Ally Beegun n’en démord pas : « Sa bann travayer etranze-la napa ti pu malad si zot pa ti res dan bann dortwar poulaye imin ! Je lance un appel pressant au ministre du Travail, Soodesh Callichurn : il est grand temps de changer cela ! Ces travailleurs étrangers font des sacrifices et contribuent à l’économie nationale. Leurs employeurs ponctionnent Rs 1 300 pour leur logement et Rs 1 200 pour leur alimentation mensuellement. Et ils se retrouvent pour la plupart, dans notre pays, parqués comme des animaux dans des espaces exigus, les uns sur les autres, avec à peine un mètre qui les sépare ! Comment les protéger dans de telles circonstances ? »

Le syndicaliste termine : « Ek napa vinn mett lekonomi divan mwa ! Il y va de la santé de ces travailleurs. Il faut absolument changer cela. Ces dortoirs, avec 80 à 90 employés les uns sur les autres, constituent une insulte à la dignité humaine. »

 

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