Joanna Bérenger, députée de la circonscription n° 16  a lors d’une question mardi dernier au Parlement demandé à Kavydass Ramano de mettre un terme à l’abattage des arbres à Chamarel pour agrandir la route dans cette localité car s’y trouve une forêt de type unique avec une végétation des plus denses et des espèces endémiques en danger d’extinction.

Bien qu’il ne subsiste que 4% de nos forêts indigènes, rien n’est entrepris pour les restaurer et on continue, poursuit-elle en substance, de « détruire sauvagement » ce qui reste pour le soi-disant développement et qu’il existe en cet endroit des ébéniers de plus de 500 ans, abritant des Kestrels qui ont été sauvés de justesse.

La crise climatique, a insisté la députée, est présente. Nous voyons bien cela avec les inondations des derniers jours et le béton, a-t-elle ajouté, n’aidera certainement pas à freiner celles-ci. « C’est situé en hauteur et cela permet d’absorber l’eau qui pourrait descendre vers les côtes », fait-elle ressortir.

D’où sa demande, a poursuivi Joanna Bérenger,  au Ministre de l’Environnement en vue de stopper ce qu’elle qualifie de massacre de notre biodiversité et de commanditer une étude environnementale sur les conséquences de ces travaux.

Dans sa réponse à la députée Bérenger, le ministre Kavydass Ramano a avancé, entre autres, que le gouvernement est très soucieux et a pris toutes les dispositions pour protéger la flore et la faune ainsi que les zones côtières. « Nous savons pertinemment bien que cela ne remplacera les arbres centenaires mais malheureusement il y a des exigences pour le développement. »

La députée Joanna Bérenger a déposé une lettre du Président de la Royal Society of Arts and Sciences of Mauritius qui, dit-elle, atteste de la gravité de la situation. Cela a été communiqué au ministre Ramano depuis plusieurs semaines, mais aucune réponse n’a été obtenue à ce jour.