Précipitations extrêmes, épisodes de chaleur extrême, cyclones plus intenses, autant de phénomènes météorologiques plus fréquents susceptibles de surgir, liés au changement climatique. Face à ces risques accrus, que pouvons-nous faire pour minimiser les impacts ?
L’architecte Sandeep Sewpal, vice-président du Professional Architects’ Council (PAC), reconnaît que ce type d’événements climatiques extrêmes risque malheureusement de nous être plus familier. Il estime ainsi que le gouvernement doit revoir son plan d’action stratégique. « Les autorités devraient commanditer des recherches sur la gestion des inondations et amener les scientifiques à travailler sérieusement sur cette question pour aider à formuler des réglementations et des lignes directrices. » Il souligne que la dégradation des sols et de l’écosystème due à un développement non-durable rend de plus en plus difficile l’absorption des eaux des fortes pluies.
Sunil Dowarkasing, consultant en environnement, confirme de même qu’à Maurice, ce n’est que le début de dérèglement climatique. « Le processus des précipitations, par exemple, qui prenait deux à trois jours pour se manifester autrefois, prend aujourd’hui 24h. Sommes-nous prêts face à ces situations nouvelles ? Il faut des approches totalement différentes et novatrices. » Il s’appuie sur le contenu du rapport Disaster Risk Management publié par l’ONU en 2020, montrant que la capacité actuelle de Maurice est adaptée pour gérer les catastrophes d’ampleur moyenne et que le pays doit revoir son système pour être en mesure de gérer des urgences plus complexes. « Nous ne sommes pas vraiment prêts pour faire face à la nouvelle situation », martèle-t-il, plaidant pour un système d’alerte précoce et une planification à long terme, car « nous sommes donc dans une situation très délicate et extrême ».
Pour Zaheer Allam, consultant en Sustainable Futures and Urban Regeneration, ces phénomènes météorologiques extrêmes soulignent l’urgence de l’adoption d’une approche proactive plutôt que réactive. « L’inaction n’est plus une option viable, c’est désormais une question de survie. » Pour lui, la collaboration avec les scientifiques et les experts du climat est cruciale : « Leurs connaissances et découvertes doivent éclairer nos politiques. Nous devons non seulement affiner notre surveillance météorologique et perfectionner nos modèles de prévision, mais aussi nous assurer que nos infrastructures de communication soient efficaces. »
SANDEEP SEWPAL (ARCHITECTE) :
« Commanditer des recherches sur la gestion des inondations »
Face aux impacts potentiels des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique tels que mis en avant par les experts, nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous sommes d’ailleurs, depuis quelques années, témoins de quelques-uns des effets dont les Flash Floods dévastateurs et les inondations de plus en plus fréquentes et effrayantes. Les mesures dégagées par les autorités pour y faire face vont-elles dans la bonne direction ?
Le gouvernement travaille évidemment sur le sujet. Vont-ils dans la bonne direction ? Nous avons assisté à la création du National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC) et de la Land Drainage Authority ces dernières années. La bonne question serait : en font-ils assez ?
Je pense que le type d’événements climatiques extrêmes qu’a connus Maurice cette année, entraînant des inondations dévastatrices, risque malheureusement de devenir plus familier au cours du siècle prochain. Il est donc essentiel que nous nous préparions aux impacts inévitables du changement climatique.
Par conséquent, les autorités devraient commanditer des recherches sur la gestion des inondations et amener les scientifiques à travailler sérieusement sur cette question en analysant les données des dix dernières années pour contribuer à prédire l’avenir et aider le gouvernement à formuler des réglementations et des lignes directrices. Si nécessaire, le gouvernement devrait demander du soutien ou apprendre de la Commission européenne. Ils disposent de programmes de recherche et d’innovation tels que LIFE Climate Change Mitigation and Adaptation et Horizon Europe, etc.
Comment parer aux conséquences dévastatrices des inondations qui ne sont par ailleurs pas sans impact sur le secteur agricole et l’économie ?
Même avec des mesures ambitieuses aux niveaux mondial et national pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, de nouveaux changements climatiques sont désormais inévitables. Les climatologues prédisent que le niveau de la mer à Maurice continuera d’augmenter d’ici à la fin du siècle. Pour suivre le rythme du changement climatique, nous devons à la fois réduire les émissions de carbone et nous adapter aux risques climatiques. Construire des infrastructures résistantes aux aléas et utiliser des solutions fondées sur la nature comme les plaines inondables sont des exemples de mesures d’adaptation.
Quelles stratégies organisationnelles à dégager au niveau national pour que l’avenir du pays ne soit pas compromis par le changement climatique ?
Le gouvernement devrait revoir son plan d’action stratégique. Il devrait préparer et mettre à jour ses orientations sur les allocations climatiques pour les projets, les stratégies et les conseils en matière de planification des inondations et des zones côtières, en utilisant les dernières projections du changement climatique pour la région de Maurice. Il faut obtenir plus de détails sur la manière dont les débits des rivières et des canaux changeront au niveau d’un bassin versant, afin de faire face avec plus de confiance aux futurs risques d’inondation.
Il est essentiel que tout nouveau développement soit assuré tout au long de sa durée de vie et résiste aux inondations dans un climat changeant. Le gouvernement devrait travailler avec des partenaires du secteur privé pour créer de meilleurs endroits pour les humains et la faune. Cela créerait des opportunités pour une plus grande utilisation de systèmes de drainage durables et de gestion naturelle des inondations qui peuvent aider à ralentir le débit ou à stocker les eaux de crue lors de fortes pluies, ce qui présente également des avantages plus larges en matière de durabilité et de réduction des émissions de carbone.
Dans l’immédiat, avec les pluies torrentielles et inondations de ce mois de novembre, que faire pour minimiser les dégâts ?
Pour minimiser les dégâts, certaines des stratégies d’adaptation appliquées aux États-Unis et en Europe pour faire face aux risques climatiques anticipés pour la qualité de l’eau, les infrastructures et la sécurité résultant de tempêtes et d’inondations extrêmes que nous pouvons prendre en compte sont d’utiliser la biorétention pour collecter les eaux de ruissellement pluviales ; d’utiliser un bassin de rétention pour gérer les eaux pluviales ; d’utiliser les Wetlands pour réduire les risques d’inondation et assurer la qualité de l’eau et les avantages écologiques. Il importe de rechercher des opportunités pour élaborer un plan régional ou à l’échelle d’un bassin versant pour la gestion des eaux pluviales ; de construire des barrières contre les inondations pour protéger les infrastructures.
Il faudra développer des pratiques adaptatives de gestion des eaux pluviales (par exemple, enlever les surfaces imperméables et remplacer les ponceaux sous-dimensionnés) ; entretenir et restaurer les Wetlands ; effectuer des analyses d’événements de précipitations extrêmes ; modéliser et surveiller les conditions des eaux souterraines ; modéliser et réduire les afflux/infiltrations dans le réseau d’égouts ; d’intégrer la prise en compte des impacts du changement climatique dans la planification de nouvelles infrastructures. Enfin, redéfinir les zones à risque d’inondation pour correspondre à l’augmentation prévue de la fréquence et de l’étendue des inondations.
En conclusion…
La fréquence et l’intensité des inondations auxquelles nous assistons à Maurice ont de nombreuses causes. Par exemple, la dégradation des sols et de l’écosystème due à un développement non durable rend cela de plus en plus difficile pour les terres d’absorber les eaux des fortes pluies. La combinaison de précipitations irrégulières et intenses – qui sont de plus en plus difficiles à planifier – avec une mauvaise gestion et une dégradation constante des terres, rend certaines régions et communautés particulièrement vulnérables aux inondations.
Les communautés basées dans les régions côtières sont particulièrement menacées, car elles sont également confrontées à la menace de l’élévation du niveau de la mer et des ondes de tempête. Tout cela est exacerbé par une planification et une gestion des inondations insuffisantes ou médiocres.
SUNIL DOWARKASING (CONSULTANT) :
« Pour un système d’alerte précoce et une planification à long terme »
Face aux impacts potentiels des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique tels que mis en avant par les experts, nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous sommes d’ailleurs, depuis quelques années, témoins de quelques-uns des effets dont les Flash Floods” dévastateurs et les inondations de plus en plus fréquentes et effrayantes. Les mesures dégagées par les autorités pour y faire face vont-elles dans la bonne direction ?
À Maurice, nous assistons déjà à un début de dérèglement climatique. Les scientifiques nous ont déjà mis en garde contre les conséquences de notre dépendance aux combustibles fossiles. Actuellement, notre climat implose, avec des inondations plus fréquentes. Cela se passe aux quatre coins du monde et particulièrement, dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, plus vulnérable. Nous connaissons des situations nouvelles avec le changement climatique.
Le climat est tellement dynamique que nous pouvons nous attendre à tout. Le processus des précipitations, par exemple, qui prenait deux à trois jours pour se manifester autrefois, prend aujourd’hui 24h. Sommes-nous prêts face à ces situations nouvelles ? Il faut des approches totalement différentes et novatrices. Nus ne pouvons pas lutter contre des manifestations nouvelles au moyen des techniques qui existaient déjà.
Le rapport du Disaster Risk Management publié par l’ONU en 2020, un rapport, que le gouvernement n’a pas tellement voulu rendre public, fait un Capacity Diagnosis. Ce rapport mentionnait déjà qu’un certain nombre d’orientations et de dispositifs doit être renforcé, allant de la conception des exercices de simulation au prépositionnement des stocks d’urgence.
Il mentionne en outre que la capacité actuelle de Maurice est adaptée pour gérer les catastrophes d’ampleur moyenne et que le pays doit revoir son système pour être en mesure de gérer des urgences plus complexes. Nous ne sommes pas vraiment prêts. Couplé à cela, le World Risk Report 2023 nous démontre que notre capacité d’adaptation est de 45.94%. Ces deux éléments nous montrent qu’il nous reste beaucoup à entreprendre pour faire face à la nouvelle situation.
Quelles stratégies dégager au niveau national ?
Il faut beaucoup d’efforts au niveau institutionnel. Nous parlons de High Income Country. Il faut encore que les mesures aillent de pair avec un tel type d’économie. Nous ne pouvons appliquer des mesures archaïques avec biskwi delo.
Quelles sont ces autres mesures qui doivent encore être mises en place par les autorités ?
D’abord, avoir un système d’alerte précoce, pas uniquement pour le tsunami. Il a été prouvé qu’un simple avertissement avant une vague de chaleur ou une tempête peut réduire les dégâts de 30%.
Il y a deux ou trois événements qui arrivent simultanément qui font que le Sud-Ouest de l’océan Indien est une des régions qui se réchauffent le plus vite. Nous avons La Nina qui dure pendant trois ans dans l’océan Pacifique Ouest. C’est la deuxième fois que cela arrive, ce qui a créé une situation nouvelle.
Deuxièmement, il y a El Nino qui rejette toute la chaleur vers l’océan Indien. De fait, la température de la surface de l’eau dans la région Sud-Ouest de l’océan Indien a déjà atteint 28°. Et, quand tel est le cas, anything can happen !
Les précipitations peuvent être plus rapides et plus intenses, générant n’importe quelle catastrophe. Nous sommes donc dans une situation très délicate et extrême.
Outre un système d’alerte précoce, il nous faut une planification à long terme. Les solutions d’adaptation au climat sont plus efficaces si elles sont intégrées dans des stratégies politiques à long terme.
Dans l’immédiat, que convient-il de prendre comme mesures ?
Il faut d’abord identifier les zones, les maisons, les familles les plus vulnérables. Il n’y a pas que la zone du littoral, mais aussi les zones de glissement de terrain. Y a-t-il une vraie étude ? Un rapport a été fait mais n’a jamais été rendu public. Les gens ne savent pas s’ils sont dans une région vulnérable. Il faut commencer par sensibiliser et faire des plans de simulation : où partir, quel centre d’appel à contacter. Il faut un plan d’action prêt pour chaque région.
Je me réjouis de voir que suite à mon appel, il existe aujourd’hui un département spécialisé à la SMF. C’est un fait indiscutable que la restauration de notre écosystème peut prévenir des impacts dévastateurs. L’augmentation de mangroves nous protégerait, par exemple, contre la montée des eaux et l’érosion. Il faut planifier aussi notre approvisionnement en eau, car Maurice est un Water-Stressed Country. Il faut de plus des constructions (infrastructures, ponts, routes, etc.) adaptées au changement climatique.
Si le changement climatique est perçu comme un modificateur majeur pour les PEID, de quelle manière peut-il constituer une opportunité de renforcer leur résilience ?
C’est un fait que nous n’arriverons même pas à contenir les émissions de carbone. Le dernier rapport sorti la semaine dernière nous dit que d’après la tendance dans laquelle nous nous trouvons, d’ici 2050, nous ne réduirons les émissions de carbone que par 2%. Les émissions de la Chine ont augmenté de 2% pour atteindre 30,5% et continuent à augmenter. Nous ne pourrons donc éviter le changement climatique. Maurice doit pouvoir s’adapter. Nous n’avons pas d’autre choix que de bâtir notre résilience. C’est tout un ensemble qu’il faut mettre en place.
Nous avons un très bon rapport : le National Adaptation Report en date de 2012 qu’il faut mettre à jour, et il convient d’établir un plan. Il ne faut pas oublier que les répercussions du changement climatique coûtent énormément au pays, soit Rs 4 milliards par an, selon la Banque mondiale. Nous devons donc pouvoir investir dans un plan, voire une unité spécialisée au ministère concerné, avec un budget. Car c’est un défi majeur qui nous guette.
En conclusion…
Maurice doit faire beaucoup plus d’efforts. Nous parlons beaucoup, nous animons de nombreux ateliers de travail mais dans la pratique… En termes d’émissions de carbone, nous ne sommes pas loin de la Chine, le No. 1 d’émetteur… Il nous faut donc être plus honnête et plus sérieux dans ce que nous faisons !
ZAHEER ALLAM (URBANISTE) :
« L’inaction n’est plus une option viable »
Face aux impacts potentiels des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique tels que mis en avant par les experts, nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous sommes d’ailleurs, depuis quelques années, témoins de quelques-uns des effets dont les Flash Floods dévastateurs et les inondations de plus en plus fréquentes et effrayantes. Les mesures dégagées par les autorités pour y faire face vont-elles dans la bonne direction ?
Ces phénomènes météorologiques extrêmes soulignent justement la nécessité urgente d’adopter une approche proactive plutôt que réactive. Je dirais même que c’est une question de survie ! Les efforts actuels pour renforcer nos infrastructures contre les inondations sont très encourageants, mais ils ne représentent qu’une partie de la réponse globale. Nous devons impérativement tisser la résilience climatique dans le tissu même de notre urbanisme et de nos politiques de développement. Cela signifie revoir nos politiques d’utilisation des sols, investir dans des infrastructures qui respectent l’environnement et encourager la construction de bâtiments ainsi que le développement de communautés conçus pour tenir tête aux caprices de la météo et s’en relever rapidement. La collaboration avec les scientifiques et les experts du climat est cruciale : leurs connaissances et découvertes doivent éclairer nos politiques et actions pour rester à la pointe de la science et de l’innovation.
Comment parer aux conséquences dévastatrices des inondations qui ne sont par ailleurs pas sans impact sur le secteur agricole et l’économie ?
Une stratégie intégrée est nécessaire, et cela inclut à la fois la mitigation et l’adaptation. L’investissement dans des infrastructures robustes, harmonisant les Nature-Based Solutions, est crucial. Nous devons aussi diversifier nos pratiques agricoles pour augmenter leur résilience face aux inondations, tout en pensant à l’économie de ce secteur. Assurer que les entreprises agricoles puissent bénéficier d’assurances et de financements adéquats pour se relever rapidement d’une inondation est une priorité. Cela impacte autant les consommateurs que les agriculteurs, donc il faut prôner une approche fiable. La planification urbaine et régionale doit aussi intégrer la gestion des risques d’inondation, pour que nos efforts de développement économique ne soient pas compromis par les prochaines intempéries.
Nous entrons bientôt dans la saison cyclonique. D’après les experts, les vitesses de pointe des vents des cyclones tropicaux les plus intenses de même que leur proportion devraient augmenter sous l’effet du changement climatique. Comment mieux anticiper et mieux se préparer face à cela ?
L’importance de renforcer nos systèmes d’alerte est soulignée dans de nombreux rapports. Nous devons non seulement affiner notre surveillance météorologique et perfectionner nos modèles de prévision, mais aussi nous assurer que nos infrastructures de communication soient efficaces. Avoir des systèmes de communication fiables et résistants est aussi essentiel que l’exactitude des informations transmises pour permettre aux gens de réagir rapidement et en sécurité en cas d’urgence.
En ce qui concerne mon domaine, la construction de bâtiments et d’infrastructures résistants aux cyclones est une mesure préventive importante. Les normes de construction doivent être mises à jour pour refléter les risques croissants liés aux impacts grandissants du changement climatique, et inclure des matériaux plus résilients, des designs qui minimisent les dommages et des emplacements stratégiques pour les bâtiments essentiels. Aujourd’hui, nous utilisons des plans d’aménagement qui datent de plus de 30 ans dans certains cas. Il est temps de revoir tout cela.
L’investissement dans la recherche et le développement de technologies innovantes sont aussi primordiaux. Cet investissement pourrait se traduire par le développement de solutions de pointe, qui pourraient non seulement améliorer la préparation et la réactivité en cas de crises, mais également positionner Maurice comme un leader dans l’application des technologies avancées pour la gestion des catastrophes naturelles.
Quelles stratégies organisationnelles devrait-on dégager au niveau national pour que l’avenir du pays ne soit pas compromis par le changement climatique ?
Je prône une stratégie nationale futuriste, s’articulant autour d’un Mauritian Green New Deal. Un tel projet environnemental serait l’occasion de repenser nos politiques actuelles, en veillant à ce qu’elles soient toutes examinées et ajustées pour répondre aux impératifs de durabilité et de résilience face au climat.
Avec cet outil, on aura l’occasion de mettre l’accent sur une série d’innovations dans divers secteurs. De plus, ce Green New Deal mauricien nécessitera un plan environnemental plus détaillé, tout en stimulant un investissement substantiel dans la recherche et l’éducation. Comme cela demandera une restructuration systémique, une gouvernance collaborative qui utilise la technologie et les partenariats internationaux sera essentielle pour prévoir et atténuer les risques futurs.
Si le changement climatique est perçu comme un modificateur majeur pour les PEID, de quelle manière peut-il constituer une opportunité de renforcer leur résilience ?
Chaque défi posé recèle également une opportunité. Le changement climatique peut agir comme un catalyseur pour l’innovation et la transformation socio-économique. Avec un cadre économique approprié, Maurice peut devenir un laboratoire pour le développement de solutions adaptées à un climat en rapide mutation et applicables aux pays de la ceinture tropicale.
Ces initiatives pourraient stimuler notre croissance économique et accélérer la création d’emplois tout en renforçant la résilience face aux perturbations climatiques. Cela demandera non seulement un investissement fort, mais souligne aussi le besoin d’une collaboration aiguë avec des partenaires diplomatiques et privés.
De plus, en adoptant des politiques et des pratiques innovantes, Maurice peut offrir un modèle de développement durable aux autres PEID, nous positionnant comme une voie importante dans la lutte du changement climatique.
En conclusion…
L’inaction n’est plus une option viable ; c’est désormais une question de survie. Nous devons faire preuve d’audace. Il est aujourd’hui impératif de considérer sérieusement la tâche monumentale que représentent la mise à jour des politiques de planification et du développement et la restructuration de gouvernance. Face à des impacts grandissants du changement climatique, ces changements devront être effectués un jour, et il vaut mieux agir plus tôt que trop tard.

