Chess and Coffee : jouer aux échecs dans un environnement Cosy

Depuis le précédent samedi, champions et championnes d’échecs, amateurs ou tout simplement curieux de découvrir ce jeu de société réputé pour développer, chez les joueurs, des capacités cognitives – notamment le raisonnement logique, l’analyse de problèmes et la mise en œuvre de stratégies pour trouver des solutions –, sont invités à rejoindre le Café Lux de Trianon. Une initiative qui revient à Veena Pavaday, de Café Lux Trianon, et son équipe.

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Sur les tables installées sur la terrasse du Café Lux de Trianon, des échiquiers attirent le regard du passant. Des joueurs, concentrés, cherchent la meilleure stratégie possible pour rendre échec et mat le roi de l’adversaire. Ils sont encore à l’école primaire, d’autres au secondaire/lycée ou à l’université, et ils partagent tous la même passion.

« C’est une idée formidable et je compte bien venir tous les samedis matins, même s’il faut que je me réveille tôt », affirme Chettanah Andhin à, Le-Mauricien. Avec son frère aîné et sa sœur cadette, ils jouent tous aux échecs.

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« Nous avions participé avec mon père également au championnat du Commonwealth, à New Delhi », poursuit-elle.

Chettanah joue à un niveau professionnel. À 19 ans, la jeune femme, élève en classe de préparation à Toulouse, est devenue championne junior de sa région, l’Occitanie, cette année. Initiée par son grand-oncle à un très jeune âge, elle jouait en famille. En 2018, elle s’est jointe à un tournoi national et a été qualifiée pour représenter l’équipe féminine mauricienne aux Olympiades des échecs en Georgie.

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« Nous sommes encore assez loin sur le plan international, mais nous arrivons quand même à sauver des points », note-t-elle. L’année suivante, elle représente Maurice à Chennai, en Inde. Depuis, Chettanah joue de manière plus régulière. Si ce n’est pas avec la famille, c’est en ligne qu’elle retrouve des passionnés comme elle.

« Je joue sur Internet à la maison. Il faut dire que pendant le confinement, il y a eu beaucoup de facilités à jouer en ligne. Les sites sont accessibles gratuitement » , conseille-t-elle.

Chettanah fait comprendre que les échecs ont contribué à développer la concentration et un esprit logique et critique chez elle. « Logique parce que nous devons élaborer tout un plan machiavélique pour détruire l’adversaire, et critique parce qu’il faut considérer tous les choix et déterminer celui qui est le plus pertinent. »

Depuis qu’elle s’est mise aux échecs de manière régulière, elle est plus posée, dit-elle. « Parce qu’il faut que je reste concentrée sur le jeu. J’ai aussi développé la rapidité de penser », soutient-elle. Ancienne élève du Lycée Labourdonnais, elle note que c’est seulement vers la fin de sa scolarité qu’un enseignant y a introduit le jeu.

Sa sœur Tehja, élève en 3e (Grade 10, Ndlr) au Lycée Labourdonnais, a attrapé le virus en famille. Petit à petit, surtout « lorsqu’on regarde les autres jouer, qu’ils développent des stratégies, cela devient motivant ». C’est ainsi qu’elle développe sa passion, qui s’accroît avec les compétitions et les voyages. En découvrant que des amis du lycée partagent ce même loisir, elle prend beaucoup de plaisir à jouer avec eux.

Tehja accueille favorablement l’initiative du Café Lux, car pour elle, « c’est toujours mieux de jouer in situ au lieu de jouer sur Internet ». Elle ajoute : « C’est toujours plus intéressant de rencontrer de vraies personnes avec des niveaux différents pour jouer. Le body language est très important aussi, alors que sur Internet, on ne les voit pas. Et parfois, c’est la machine qui propose des stratégies pour bouger les pions. »

Même réaction chez leur frère, Vaagish. Étudiant en ingénierie aéronautique spatiale, à Toulouse également, Vaagish joue surtout en famille.

« J’ai commencé il y a très longtemps, mais j’ai moins de temps aujourd’hui avec les études, mais ma sœur (Chettanah, Ndlr) joue en compétitif, et c’est toujours bien de faire des parties avec elle. »

Vaagish accueille également favorablement cette initiative hebdomadaire de l’enseigne. « C’est dommage qu’avant ce n’était pas assez développé, à Maurice comme ailleurs »,  affirme-t-il, en soulignant avoir pris connaissance de l’activité sur les réseaux sociaux. « Avec une initiative pareille, tout le monde sort gagnant », dit-il.

Aditya Luchmun, de Café Lux, révèle que l’idée est de créer un environnement Cosy, où les joueurs peuvent jouer et se mesurer à d’autres autour d’un café. Le Café Lux propose quelques échiquiers. Notre interlocuteur recommande aux intéressés de s’inscrire par téléphone (5802-2610), même si l’on peut aussi s’y joindre sans inscription.

« Dépendant du nombre d’inscrits, on peut demander à des joueurs d’apporter leurs propres échiquiers. » L’activité a lieu désormais tous les samedis de 9h à 11h, avec la collaboration de la Fédération mauricienne d’échecs.

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