CITÉ MALHERBES : Les terrains en friches pointés du doigt

Les habitants de la rue Ebony à la Cité Malherbes, Curepipe, tirent la sonnette d’alarme sur le danger que représentent plusieurs terrains en friche. Malgré plusieurs plaintes à la municipalité de Curepipe, « rien de concret n’a été fait en vue de décanter la situation », disent-ils.
Laissés à l’abandon par leurs propriétaires, envahis par les herbes folles et les débris jetés par des habitants de Cité Malherbes, ces terrains sont des dépotoirs à ciel ouvert, explique Sagadeven Narayasawmy. Habitant cette rue depuis plus d’une dizaine d’années, il soutient que « plusieurs plaintes faites à la municipalité de Curepipe » sont restées sans effet. Or, le terrain en face de sa maison appartient au département des Bois et Forêts du ministère de l’Agro-industrie. « Nou finn al koz avek bann responsab me zame zot finn netoy terin-la ». Plus loin, c’est le terrain d’un particulier, où aucun entretien n’a été effectué depuis des années, qui est pointé du doigt. La grille, endommagée, est recouverte d’herbes folles et des débris provenant principalement de la construction de drains s’y entassent. Plus loin encore, à l’angle des rues Ebony et Galileo, un autre terrain était destiné à accueillir un centre polyvalent au coût de Rs 3 M. Sous des broussailles et ordures, on devine la plaque commémorative de la pose de la première pierre, effectuée en 2005 par Paul Bérenger, alors Premier ministre. Le projet de ce centre attendu par les habitants, qui devait être notamment doté d’une crèche et d’une salle polyvalente, a été abandonné après les législatives de 2005.
Avec les pluies diluviennes et l’entassement d’ordures, s’alarment les habitants de la rue Ebony, les moustiques se sont mis à proliférer sur ces terrains en friches. « Le gouvernement demande aux habitants de combattre les accumulations d’eau en ramassant les ordures mais lorsque l’on donne l’alerte sur certaines zones à risques, ni le gouvernement ni la mairie ne prennent les mesures nécessaires. Pourtant, il suffirait d’un week-end et du déploiement d’un groupe de travailleurs pour résoudre la situation », soutient M. Narayasawmy. Du côté de la mairie, on soutient que les plaintes des habitants ont été enregistrées et que leurs griefs seront pris en considération.

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