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Climat : Averses, chaleur, cyclones : l’été 2022 promet !

Ici, on l’appelle l’été mauricien. Eh oui, il fait chaud sous les tropiques ! Depuis une semaine, les températures estivales ont grimpé d’un cran, atteignant les 35° Celsius dans certaines régions, accompagnées de grosses averses par endroits. Des averses qui ont causé plus de peur que de mal, avec plusieurs interventions enregistrées au niveau du National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC). Mais ce n’est pas fini, car la station météorologique prévoit encore du mauvais temps. Parapluie et imperméable sont donc de rigueur.

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« Ouf, pa fasil sa saler-la ! » est sans conteste la phrase du moment. Avec une température record de 35,3° enregistrée à Rose-Belle durant la semaine, les mois de février et mars s’annoncent torrides. «Dans le Summer 2021-2022 Outlook émis l’an dernier, nous avions prédit de telles températures, avec des maximales de 35°C», nous confirme la station météorologique de Maurice. Des températures élevées qui s’expliqueraient par un changement du régime de vents, mais pas que. « Cela va se renforcer dans les jours à venir, même si ce week-end, on s’attend à une légère baisse de la température, ne dépassant pas les 32° ou 33°», poursuit le prévisionniste que nous avons contacté au téléphone.

En effet, dans le rapport disponible en ligne depuis octobre 2021, l’on annonçait déjà les couleurs de cet été. « On average, air temperature will be close to the long term mean throughout summer 2021–2022. However, on certain days, it is likely that temperatures will exceed the monthly average by more than two degrees Celsius in some locations. Maximum day temperature may exceed 35 degrees Celsius in Port Louis and in coastal areas during peak summer months. » Une augmentation de deux degrés donc de la température normale.

Le rapport fait aussi état d’un fort taux d’humidité dans la région. « Occasional above normal temperatures, coupled with prolonged periods of high humidity and light wind conditions may result in torrid conditions particularly during the months of December to March, causing severe discomfort to the vulnerable groups of the population. »

Une situation qui serait aussi le résultat du réchauffement climatique et des activités humaines. “The ‘Climate Change 2021: The Physical Science Basis, Contribution of Working Group I to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change’ (IPCC AR6 WGI), August 2021, confirms that ‘Human-induced climate change is already affecting many weather and climate extremes in every region across the globe. Evidence of observed changes in extremes such as heatwaves, heavy precipitation, droughts, and tropical cyclones, and, in particular, their attribution to human influence, has strengthened since the Fifth Assessment Report (AR5)”, indique clairement le rapport. En outre, l’IPCC AR6 WGI relève qu’à cause des effets directs du réchauffement climatique, les changements dans le système climatique deviennent plus conséquents. Il y aura donc une augmentation de la fréquence et de l’intensité des averses, et un nombre grandissant de cyclones tropicaux intenses.

Des cyclones qui se font toutefois de plus en plus rares, observent d’aucuns, et ce, malgré les fortes chaleurs. “Nous sommes effectivement dans une période estivale fortement cyclonique, avec des températures chaudes, mais nous n’avons pour le moment pas de cyclone en vue, qui va nous affecter directement. Nous notons ce week-end deux formations, l’une au nord-ouest de St-Brandon et l’autre au sud-sud-est de Diego Garcia. La première, appelée Ana, se développera en perturbation tropicale durant le week-end, mais elle semble adopter une trajectoire en direction de Madagascar”, indique la station météorologique de Vacoas.

Ainsi, Ana ne constitue pas une menace directe pour l’île Maurice et maintient un déplacement dans une direction générale de l’ouest-sud-ouest à environ 25 km/h. “Nous ne prévoyons pas de cyclone cette semaine, mais dans les semaines à venir, oui”, ajoute le prévisionniste. Pour ce qui est du temps cette semaine,
Météo Maurice annonce des averses localisées.

 

Rapport du GIEC : “Les cinq dernières années les plus chaudes jamais enregistrées”

L’heure n’est plus au climatoscepticisme: le réchauffement climatique est bel et bien réel et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisme des Nations unies créé en 1988 pour évaluer les connaissances scientifiques sur les changements climatiques, l’avait bien dit. Dans son récent rapport d’une quarantaine de pages, le GIEC affirme “qu’il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres”. Il est ainsi dit dans ce rapport que la température à la surface du globe a augmenté de 1,09 °C au cours de la décennie 2011-2020 par rapport à la décennie 1850-1900. Et le GIEC affirme que les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Outre la hausse de température de plus en plus palpable, le taux récent d’élévation du niveau de la mer a presque triplé par rapport à la période 1901-1971. Dans un article publié par la chaîne anglaise BBC, Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, explique qu’“en utilisant des termes sportifs, on pourrait dire que l’atmosphère a été exposée au dopage, ce qui signifie que nous avons commencé à observer des extrêmes plus souvent qu’auparavant.

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