Commission Lam Shang Leen – Décès d’Andy Selmour à la prison  : Cinq agresseurs formellement identifiés

Les agresseurs d’Andy Selmour ont été formellement identifiés par la commission Lam Shang Leen, à partir des images montrant son agression, avec le concours d’un Lead Prison Officer.  Cette commission d’enquête avait été mise sur pied pour faire la lumière sur le décès du détenu Andy Selmour à la prison de haute sécurité de Melrose le 9 décembre 2025.
La Commission a passé en revue les images des caméras de surveillance relatives à l’agression d’Andy Selmour. Cet exercice avait pour but cette fois-ci l’identification formelle des agresseurs, avec le concours d’un Lead Prison Officer. Ce dernier est affecté au service administratif de la prison de Melrose, où sont conservés les dossiers des détenus. Il avait été ainsi amené à visionner ces images CCTV en décembre dernier par les enquêteurs du CID et avait déjà formellement identifié les agresseurs d’Andy Selmour.
Les séquences des événements de ces images confirment la présence d’un groupe de détenus encerclant Andy Selmour dans la cour de la Kestrel Unit vers 14 h 18. Parmi ces détenus, au moins deux détenus semblaient agresser Andy Selmour avec des triques.
Devant la commission Lam Shang Leen, le Lead Prison Officer a identifié distinctement les cinq détenus qui avaient participé à l’agression d’Andy Selmour. Toutefois, les noms de ces détenus ne peuvent être divulgués à ce stade.
Le Lead Prison Officer a aussi fourni une explication à la commission au sujet de la provenance de ces triques en bois. Selon lui, avant l’agression, deux des détenus qu’il a identifiés sont montés sur le toit de la Kestrel Unit et avaient retiré deux morceaux de bois. Une fois descendus, les détenus avaient également ouvert une porte afin d’obstruer le champ de vision des caméras CCTV, mais peine perdue.
Le Senior Superintendent of Prisons a ensuite été entendu par la commission. Il a dressé un tableau peu flatteur des conditions qui prévalent à la prison de Melrose. Selon lui, les plaintes des détenus sur la qualité de la nourriture, qui leur est servie, sont légion.
Le plus grave toutefois, selon ce haut gradé, demeure le fait que la drogue synthétique a pris une ampleur considérable au sein de la prison. Des rapports internes de la prison de Melrose, basés sur des renseignements pris auprès de certains détenus, ont été présentés devant la commission.
Ainsi, la commission a pu apprendre que le 9 décembre dernier, soit le jour de sa mort, Andy Selmour avait reçu un colis que lui avait donné quelqu’un qui lui avait rendu visite. Ce colis contenait apparemment un tube de dentifrice qui contenait de la drogue synthétique.
Selon les conclusions de ces rapports, il se pourrait que le défunt aurait pris de fortes sommes d’argent avec des co-détenus et leur avait ensuite promis qu’il leur fournirait de la drogue synthétique. Mais pour une raison ou pour une autre, il ne leur aurait pas remis cette drogue, ce qui aurait conduit à son agression.
La commission s’est ensuite penchée sur le caractère d’Andy Selmour. Ce détenu, âgé de 33 ans, purgeait une peine de 3 ans de prison pour vol à main armée à la prison de Melrose. Un Prison Officer a ainsi décrit Andy Selmour comme un détenu effacé. Il n’était pas particulièrement un fauteur de troubles, mais n’était pas non plus un détenu modèle.
La Commission reprendra ses auditions vendredi.

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