Source photo : internet

Crucial pour empêcher la propagation de la COVID-19, le confinement apporte aussi son lot de problèmes dans les familles. L’un des problèmes principaux sur lequel s’appuie l’organisation non gouvernementale, Halley Movement, est le nombre d’heures passées par les enfants devant un écran. L’Ong s’inquiète des effets d’un tel comportement sur le développement même de l’enfant.

« Étant donné la situation à Maurice, nos enfants sont exposés en allant en ligne de nos jours. Et en tant que parents, nous n’avons pas de meilleurs choix. Nos enfants se trouvent, aujourd’hui, devant un écran. Les recherches ont démontré le lien entre les heures passées devant un écran et le bien-être de l’enfant », explique le secrétaire général de Halley Movement, Mahen Busgopaul, en analysant la tendance actuelle. Ce lien, ajoute-t-il, est assez conflictuel. De plus, il dira que des questions ont été soulevées sur le nombre d’heures qu’un enfant passe devant un écran. Doté d’une expérience étendue sur le plan du comportement de l’enfant, il souligne que trop d’heures devant un écran auront une influence sur la vie de ce dernier. Il fait ressortir qu’un jeune enfant, dont le cerveau et le corps se développent, est un « être vulnérable » par rapport aux enfants plus âgés et aux adultes.

Afin de protéger les enfants et d’assurer le bien-être de la prochaine génération, Mahen Busgopaul est d’avis qu’il faut commencer tôt. Les premières années, selon lui, sont critiques pour construire les facultés de résistance du jeune enfant en matière de maîtrise des émotions, d’esprit critique et de résilience. « Le développement des qualités sociales et émotionnelles est essentiel pour le progrès cognitif et l’estime de soi du jeune enfant. Des études montrent également que les normes et valeurs pro sociales acquises dans la petite enfance se traduisent plusieurs décennies plus tard en des adultes plus gentils et plus honnêtes », dit-il. Ainsi, pour que les enfants soient protégés en ligne, il demande aux parents « de bien gérer cette transition » même si ces derniers croient que les enfants sont des natifs du numérique. « En tant que parents, nous devons nous assurer que nous avons et comprenons les voies par lesquelles les enfants peuvent être affectés en passant trop de temps devant l’écran. Une chose est sûre, l’Internet a ses avantages, mais en même temps, nous devons prendre au sérieux le fait que passer trop de temps à l’écran peut avoir un impact négatif », dit-il. Et le secrétaire général du Halley Movement de citer des recherches qui démontrent que l’exposition d’un enfant à un contenu violent peut en faire un adolescent moins émotionnel et plus agressif. « Nous devons apprendre à nos enfants pour qu’ils sachent ce qu’ils doivent faire devant un écran », fait-il valoir.

Notre interlocuteur demande aux parents de comprendre que passer trop de temps devant un écran fait plus de mal aux enfants. Ils peuvent grossir, et de ce fait, deviennent obèses et dorment mal. D’autres problèmes s’ensuivront tels qu’une humeur négative, une anxiété et une distraction accrues. Il demande également aux parents de développer des aptitudes dont ils auront besoin dans un monde connecté. Selon lui, les enfants font déjà des rencontres imprévues sur Internet, ils sont exploités sexuellement et sont désorientés à travers des contenus en ligne. D’ailleurs, la toile est remplie de discours haineux et de ‘‘bullying’’. « Des dispositions doivent être prises pour que les enseignants et les parents aient accès aux matériaux d’enseignement de qualité qui parlent de la réalité du monde numérique où ‘‘vivent’’ les enfants », fait ressortir Mahen Busgopaul.