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Contre l’exploitation des enfants : l’UN recommande une formation plus spécialisée

La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la vente et l’exploitation des enfants, Fatima Singhateh, qui a effectué une visite officielle à Maurice du 21 au 30 juin, a partagé ses observations préliminaires face à la presse hier, à Port-Louis.

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Elle a souligné la nécessité d’une formation plus spécialisée et d’un renforcement des capacités des professionnels travaillant avec ces enfants, d’une sensibilisation au phénomène et d’une éducation sexuelle dans les écoles.

Cette dernière a souligné que son objectif était d’évaluer la situation concernant la vente et l’exploitation sexuelle des enfants. Une évaluation des mesures adoptées pour prévenir et combattre le phénomène a également été faite, en vue de faire des recommandations pour prévenir et éradiquer toutes les formes d’abus sexuels, de vente et d’exploitation des enfants et pour aider à la récupération et aux soins ainsi qu’à la réintégration des enfants victimes.

Fatima Singhateh a souligné que le Children’s Act and the Child Sex Offender Register Act, ainsi que la création du tribunal pour enfants, ont effectivement changé le paysage de la protection de l’enfance en créant des responsabilités nouvelles et accrues.

« La nouvelle loi sur l’enfance repose sur les principes fondamentaux de l’intérêt supérieur de l’enfant et vise à éradiquer le fléau des abus et de l’exploitation sexuels des enfants. Il s’agit donc d’une occasion importante et unique pour le gouvernement de mettre en place une politique globale de protection de l’enfance pour la mise en œuvre effective de la législation », a-t-elle observé.

L’experte des Nations unies a indiqué qu’il était tout aussi important de s’attaquer aux causes profondes et aux facteurs de risque qui rendent les enfants vulnérables à ces abus et à cette exploitation.

Elle s’est d’ailleurs attardée sur diverses recommandations concernant la vente d’enfants, l’abus et l’exploitation sexuels d’enfants en ligne, et l’exploitation sexuelle dans le contexte des voyages et du tourisme, entre autres.

En outre, elle a ainsi recommandé la création d’une base de données pour les enfants victimes afin de suivre leur situation et de leur apporter un soutien supplémentaire, et a appelé à une plus grande coordination et communication entre les institutions du gouvernement.

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