Le comité disciplinaire institué par le Staff Committee de l’Université de Maurice visant à sanctionner le Senior Lecturer Rajen Narsinghen est composé de deux membres, à savoir Angélique Coquet-Desvaux de Marigny et un membre du conseil de l’UoM, Mohammed Korimbaccus.

Or, la composition d’un comité disciplinaire constitué de seulement deux personnes est mal perçue par certains employés de cette institution. Ce comité disciplinaire est aussi composé de deux “co-opted members”, en l’occurrence Sivaramen Subbarayan et Shailen Gungah. « Comment peut-on nommer des personnes qui ont une affinité avec le parti au pouvoir ? » se demande à leur propos un membre de l’University of Mauritius Staff Union. Selon lui, ce comité aurait dû être composé d’au moins quatre personnes indépendantes.

Le Staff Committee de l’UoM ayant le pouvoir de mettre sur pied ce comité disciplinaire est aussi pointé du doigt par le syndicat.

« Ce comité est composé de Asha Dookun-Saumtally, qui est la cousine de la ministre de l’Éducation, de Rooma Meetoo, dont le mari est président du MGI, et de Tejanand Chumroo, qui était un des dirigeants de l’Universal College. Toutes ces personnes sont très proches du pouvoir », affirme notre interlocuteur.

Ce comité est aussi composé du vice-chancelier Dhanjay Jhurry et de Mohammad Santally, pro-vice-chancelier (planning and ressources) qui, selon les statuts de l’UoM, ont le droit d’y siéger. Pour le syndicat, la manière d’agir de l’UoM à l’encontre de Rajen Narsinghen « est purement une vengeance politique ».