Maurice a été placée sur la liste noire de l’Union européenne à cause des « manquements » notés dans son combat contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En dépit de tous les efforts déployés pour assurer la réputation de Maurice, des allégations sérieuses sont souvent formulées, indiquant la défaillance des institutions à cause de « certains fonctionnaires indésirables ».

« La corruption est un acte de l’homme et ne peut être résolue que par lui. Il est important que nous développions et cultivions notre force morale pour rester à l’écart des actions qui peuvent mettre en péril notre honnêteté, notre intégrité et notre réputation », a déclaré le secrétaire de la fonction publique, Swaminathan Ragen, lors de l’ouverture d’une formation pour les membres de l’Anti-Corruption Committees sur la “Corruption Risk Assessment”, au QG de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Une déclaration faite après que des « allégations sérieuses » sur la corruption et le blanchiment d’argent aient été régulièrement dénoncées, compromettant ainsi la réputation des institutions.

À cause de ces allégations répétées, Swaminathan Ragen a dit regretter qu’il y ait une perception que les institutions ne sont pas « totalement engagées » à lutter contre des pressions pernicieuses sur la société, entraînant ainsi une perte de confiance du public. Pour le secrétaire de la fonction publique, si un tel problème n’est pas résolu, elle peut faire perdre confiance dans nos institutions. Et pour montrer comment une telle situation a été mauvaise pour Maurice, il a cité la récente décision de l’Union européenne de placer Maurice sur sa liste noire, étant donné que des « manquements » ont été notés dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ainsi, il a demandé à ceux présents de rejeter sans aucune condition la notion que « nous sommes agrippés par de telles forces et que nous ne pouvons pas contrôler le désir pour des gains personnels ». Et d’ajouter que « le combat contre la corruption doit demeurer une décision collective et rejeter une culture de consumérisme cupide dans un monde où l’inégalité s’accroît et la confiance s’effrite. » Swaminathan Ragen a avancé que les conséquences socio-économiques « sont désastreuses », quelle que soit la sévérité de l’acte ou de ceux qui sont concernés alors que la pandémie de COVID-19 a augmenté les inégalités.

Le secrétaire de la fonction publique va plus loin, et a souligné qu’il existe une poignée de fonctionnaires « indésirables » qui sont impliqués dans des actes de corruption. « Le gouvernement continuera sans répit ses efforts et il est fermement résolu à s’attaquer aux domaines susceptibles de donner lieu à des actes de corruption dans la fonction publique et aux faiblesses systémiques qui en découlent. Les autorités chargées de l’application de la loi ont reçu le mandat clair d’être impitoyables à l’égard de ceux qui commettent des infractions en vertu de la loi sur la Prevention of Corruption Act », a-t-il fait. Dans la foulée, il a lancé un appel à tous ceux présents de laisser un héritage construit sur des valeurs fortes telles que l’honnêteté, la transparence, l’intégrité, la responsabilité et le désintéressement.

Lors de cet événement protocolaire, il a rappelé que la Declaration of Assets Act est en vigueur depuis 2019. Une loi qui concerne aussi les ministres, les membres de l’Assemblée nationale, les cadres pour qu’ils dévoilent leurs actifs à l’ICAC chaque cinq ans. À noter que cette formation est suivie par plus de 750 fonctionnaires et membres de l’Anti-Corruption Committee.