COUP DE FILET DE L’ADSU  : Des pharmacies contrôlées  et des irrégularités relevées

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L’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) a initié une offensive contre le détournement présumé de médicaments classés comme drogues dangereuses. Mardi, les policiers, accompagnés de Government Pharmacists, ont effectué des descentes dans plusieurs pharmacies de Port-Louis et de Rose-Hill. Ces opérations ont abouti à plusieurs interpellations, à la saisie d’un important stock de médicaments soumis à un monitoring strict et à la découverte de graves irrégularités dans les registres obligatoires (Drug Register).

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La première intervention a eu lieu en début d’après-midi dans une pharmacie à Port-Louis. Les vérifications menées sur place ont révélé que le registre des drogues dangereuses n’était pas tenu à jour. Les policiers ont constaté un écart entre le stock physique et les indications officielles. 75 comprimés de psychotropes étaient introuvables.

Considérant ces anomalies comme une infraction à la législation encadrant les drogues dangereuses, le propriétaire (62 ans) de l’établissement a été arrêté avant d’être relâché sur parole. Une enquête est en cours pour « Failing to keep Dangerous Drug Register up to date ».

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L’opération s’est ensuite poursuivie à Rose-Hill, où une autre pharmacie a fait l’objet d’une perquisition approfondie. En l’absence de la propriétaire, les recherches ont été effectuées en présence d’une dispensatrice (30 ans). Les officiers de l’ADSU y ont découvert un impressionnant stock de médicaments réglementés : plus de 1 500 capsules de Tramadol, près de 1 000 capsules de Zamudol, 665 comprimés de Valium, 864 capsules de Cabalin, plus de 800 capsules de Pregabalin, 380 comprimés de Lexotanil, ainsi que du Stilnox et du Rivotril, tous des médicaments dont la conservation et la distribution sont encadrées de manière rigoureuse.

La trentenaire n’était pas en mesure de présenter le Dangerous Drug Register, document pourtant obligatoire pour assurer la traçabilité de ces produits. En l’absence du propriétaire de la pharmacie, elle a été arrêtée afin d’être interrogée dans le cadre de l’enquête.

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En soirée, les enquêteurs ont frappé une troisième fois en perquisitionnant une autre pharmacie de Rose-Hill. Les policiers y ont mis la main sur plusieurs centaines de boîtes de médicaments contenant notamment du Pregabalin, du Pregatas, du Tramadol, du Zamudol, du Valium, du Cabalin, du Siranalen et du Tramazac. Les vérifications du registre des drogues dangereuses ont une nouvelle fois fait apparaître plusieurs anomalies, laissant planer des doutes sur la gestion et la traçabilité des produits réglementés.

La propriétaire (32 ans) de cette pharmacie a été interpellée et placée en détention, tandis que la pharmacienne (55 ans) présente lors de la perquisition a été entendue avant d’être autorisée à repartir. Les enquêteurs ont également perquisitionné le domicile de la propriétaire à Dagotière, sans y découvrir d’éléments incriminants.

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si les irrégularités relevées résultent de simples manquements administratifs ou si elles cachent un réseau d’approvisionnement illicite alimentant le marché clandestin. D’autres inspections dans des établissements pharmaceutiques à travers l’île ne sont pas à écarter dans les jours à venir.

 

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