Les enseignants et parents d’élèves qui contestent les règlements pour la vaccination obligatoire, afin de pouvoir avoir accès aux écoles et autres centres publics, ont répondu au ministère de la Santé et aux autres défendeurs pour soutenir leur demande de gel du règlement. Les contestataires parlent de mesures « contradictoires et discriminatoires », notamment du fait que le gouvernement appelle à la nécessité de se faire vacciner, alors que les touristes, eux, n’ont pas besoin d’être vaccinés pour entrer au pays.

Ces enseignants et parents souhaitent par conséquent le gel des règlements pour le vaccin obligatoire afin de pouvoir se rendre sur leurs lieux de travail ou encore afin de pouvoir quitter et récupérer leurs enfants en entrant dans l’enceinte des institutions scolaires. Sayed Ameer Ahmed Seïd Ally, enseignant dans une école primaire de Port-Louis, a juré les affidavits en réponse aux objections des défendeurs et co-défendeurs pour le gel des règlements sous la Quarantine Act.

Dans ces documents, rédigés par l’avoué Vasanta Atmarow, les contestataires évoquent des « dommages irréparables » si leur requête n’est pas entretenue, du fait que les restrictions imposées leur causent préjudice et constitue une violation de leurs droits fondamentaux. Ils évoquent aussi le fait que la politique de l’État sur la vaccination « is a complete failure » du fait du nombre de cas de contaminations dans le pays, même concernant ceux vaccinés. Ils n’oublient pas de rappeler les cas de contaminations dans les écoles et évoquent « un manque de transparence et de bonne volonté » de l’État, qui n’est pas venu avec des études sur les effets de la vaccination.

Ils avancent aussi que « la vaccination n’atténue pas le risque de contamination ». Les neuf plaignants ajoutent que « Maurice ne se retrouve pas dans une situation d’urgence sanitaire qui mérite l’imposition de mesures aussi strictes ». Les plaignants souhaitent ainsi le gel des règlements en attendant que leur plainte constitutionnelle soit entendue et déterminée. La plainte constitutionnelle sera appelée en Cour suprême le 21 septembre prochain.

Les neufs plaignants remettent notamment en question la décision du ministère de l’Education de n’autoriser l’accès aux écoles qu’aux personnes vaccinées et les mesures qui seront prises pour les enseignants décidant de ne pas recevoir de vaccin, soit un “leave without pay”. Ils évoquent aussi des « incertitudes et inquiétudes » concernant l’efficacité des vaccins et leurs effets secondaires sur le long terme. Ils remettent enfin en question l’efficacité du RT-PCR Test qui, selon eux, est pratiqué en violation de l’article 7(1) de la Constitution. Les plaignants sont représentés par Mes Rama Valayden, Sanjeev Teeluckdharry et Neelkanth Dulloo.