Bâtiment du ministère du Travail

Certains contestent la décision de l’entreprise

Elle ne pourra plus garder sept de ses employés à cause de sa situation financière qui s’est dégradée depuis le confinement. La compagnie Beachwear Exports Ltd, située à Belle-Etoile, s’est présentée devant le Redundancy Board mercredi matin pour expliquer les raisons de ce licenciement. Les finances de la compagnie « sont si maigres » qu’elle compte étaler le paiement destiné à ses employés sur un an. Si quelques-uns ont accepté la proposition, d’autres refusent catégoriquement la somme calculée par la compagnie.
Beachwear Exports a décidé de licencier ces employés avec l’annulation des commandes. Munis de documents devant le Redundancy Board, les administrateurs de l’entreprise ont tout préparé pour le paiement de ces employés. « Nous avons préparé un plan pour payer leur temps de service, leurs bonis de fin d’année et leurs congés », dit un des administrateurs.

En analysant les documents, Rashid Hossen a noté qu’un employé ayant travaillé pendant dix ans dans la compagnie ne reçoit que Rs 45 000 comme compensation. Mais pour l’administrateur, cette somme comprend également le paiement de leur “local leaves”. Par contre, ceux qui ne comptent pas plus d’une année dans l’entreprise ne reçoivent que le paiement de leur “local leaves” et leurs bonis de fin d’année. Face aux propos de l’administrateur, le président du Redundancy Board s’est tourné vers les employés pour leur demander s’ils sont d’accord avec la décision de la compagnie. Étonnamment, le document pour chaque employé indiquant la somme qui leur sera donnée leur a été remis durant la séance. Pour l’administrateur, « c’est un problème structurel au travail ».
Cependant, le paiement aux employés sera étalé sur douze mois. Pour l’administrateur, la compagnie se trouve ans dans une situation financière difficile et « ne peut payer toute la somme d’un seul coup ». Mais pour certains employés, obtenir une petite somme d’argent chaque mois n’est pas acceptable. « Nous devons comprendre la situation de la compagnie. Nos commandes ont été annulées », a dit l’administrateur.

Une des employés a fait ressortir que le salaire de mai n’a pas encore été payé. Mais pour l’administrateur, la compagnie attend toujours le Wage Assistance Scheme de la Mauritius Revenue Authority. Selon l’administrateur, l’entreprise ne peut entrer en contact facilement avec la MRA et l’institution ne répond pas. « Nous sommes inquiets mais nous n’avons pas d’influence sur la MRA », a-t-il ajouté devant Rashid Hossen.

Deux employés ayant entre sept et dix ans d’expérience chez Beachwear refusent le montant de la compensation décidée par la compagnie. Les deux n’ont pas signé le document. Pour eux, il faut que leur “local leaves” soient payés en bonne en due forme.