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  • Un collégien fait le pied de grue à l’hôpital Jeetoo pendant plus de trois heures
  • Un policier dénonce le comportement d’un haut cadre de cet établissement hospitalier de la capitale

Les nouvelles directives émanant du ministère de la Santé pour des tests PCR dans les centres hospitaliers et autres Flu Clinics provoquent des grincements de dents non seulement parmi les membres du public mais aussi chez des fonctionnaires – qui ont dû s’y rendre vu que dans leurs bureaux des collègues ont été contaminés au Covid-19. Ainsi, de nombreux employés de ministères, dont un département sous le Prime Minister’s Office ou de l’Agro-Industrie et de l’Environnement, ont été tout simplement renvoyés de l’hôpital Jeetoo alors que leurs supérieurs leur avaient remis des documents officiels pour ces tests PCR. Ils ont dû rentrer chez eux sans en subir et ne sachant pas trop quoi faire. Mais, en même du temps du côté des membres du public les protestations pleuvent avec des dépositions consignées contre des préposés de cet hôpital.

Le premier cas concerne un collégien de 18 ans qui a eu à patienter pendant plus de trois heures alors qu’il voulait faire un test PCR. En plus, il s’est fait agresser alors qu’il cherchait une explication sur la manière dont il a été traité. Le jeune homme était arrivé à 9h15 pour faire le test car il a été en contact avec une personne positive au Covid-19.

Après avoir rempli sa Casualty Card, il lui a été demandé de se rendre sur le parking où se situe le Covid-19 Campus. Sauf que le patient est resté assis jusqu’à midi à attendre ce fameux test PCR. Comme il était très remonté contre ce long délai, il s’est permis d’entrer dans la cabine où se déroulaient les tests pour chercher des explications sur le fait que d’autres personnes venues après lui avaient déjà  complété l’exercice.

Le jeune étudiant a soutenu que s’il n’était pas éligible pour cet exercice dans un hôpital public, quelqu’un aurait dû l’informer et ne pas le laisser attendre presque une demi-journée. Le ton est monté d’un cran et l’infirmier a lancé, « mo gagn lord ar enn manager ek kan mo deside ki to pou rantre ».

Sur ce, l’étudiant allègue qu’il a été agressé à coups de pied au ventre. Comme il a ressenti des douleurs, il a quitté le Covid Centre pour se faire soigner à l’hôpital. Il a ensuite consigné une déposition avec le formulaire 58. La police compte visionner les images des caméras CCTV pour établir ce qui s’est déroulé, alors qu’elle compte solliciter la liste des infirmiers de service lundi matin pour les besoins d’enquête.

D’autre part, un caporal (53 ans) affecté dans une unité aux Casernes centrales s’est inscrit dans une complaint against medical staff à l’encontre d’un haut cadre de l’hôpital Jeetoo. Il s’était présenté devant un Covid Board suite à un problème lié au coronavirus. Au rez-de-chaussée, il a rencontré un membre de la profession médicale de service à qui il lui a montré ses documents médicaux.

Elle a répondu qu’il doit passer auprès d’un nouveau Board qui se penchera sur son cas. Comme le policier était fatigué par cette attitude de « Pas boul », il a voulu savoir l’identité de son interlocutrice. Cette dernière a refusé de décliner son nom et elle l’a référé à son supérieur. Le caporal s’est rendu dans le bureau du haut cadre où elle dit ignorer si la loi lui permet de divulguer le nom de son subordonné et elle a refusé. Comme le policier tenait son téléphone cellulaire dans sa main, elle l’a accusé d’avoir enregistré leur conversation et devait prendre l’appareil.

Le caporal s’est présenté et a informé ce haut cadre qu’elle pourrait faire l’objet d’une enquête criminelle pour tentative de vol. Le quinquagénaire avance que cette situation l’a stressé et il ne s’est pas senti bien car il est également un patient cardiaque. Il soutient qu’il ne voulait qu’obtenir l’identité de cette doctoresse. Une enquête a été ouverte sur ce cas pour savoir ce qui s’est passé.