La compagnie Dry Cleaning Ltd se trouve dans une mauvaise passe en raison de l’arrêt des opérations des hôtels. Cette situation a diminué considérablement les commandes de cette entreprise spécialisée dans le lavage et le repassage de linge des hôtels. À ce jour, cette blanchisserie reçoit des commandes venant des hôpitaux.

Face à cette situation, la direction a décidé d’engager des pourparlers avec la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) sur l’avenir des employés. Selon le président de cette confédération syndicale, Reaz Chuttoo, pas moins de 150 travailleurs sont dans le collimateur dans le cadre d’un exercice de réduction du personnel. « Parmi, il y a aussi des travailleurs étrangers, soit environ 73. D’après ce que j’ai pris compris, la direction de Dry Cleaning Ltd souhaite garder environ 150 employés », a fait ressortir le syndicaliste.

Lors des dernières négociations, la direction de Dry Cleaning a fait savoir que 60% de ses revenus proviennent des hôtels. Or, ces hôtels ne sont pas en opération actuellement. D’où l’idée de réduire le coût des opérations de l’entreprise, a-t-il dit.

Selon Reaz Chuttoo, le problème ne se limite pas à Dry Cleaning. « Nous avons constaté qu’il y a un problème au niveau de la Workers Rights Act, ce qui fait que les patrons des entreprises sont en mesure de mettre à la porte des gens qui comptent plusieurs années de service, surtout ceux qui ont atteint l’âge de 58 et 59 ans. Le problème est que cette catégorie d’employés va éprouver des difficultés à chercher du travail à cet âge », a déclaré le syndicaliste.

La CTSP demande au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, d’apporter au plus vite un amendement au Finance Bill pour que le Redundancy Board puisse reconsidérer le concept de “Last in first out”. « Beaucoup de compagnies profitent de cette situation pour licencier les travailleurs, pas parce qu’elles sont en difficulté mais elles agissent ainsi dans le cadre d’une stratégie économique. C’est-à-dire, en mettant à la porte ceux qui perçoivent de gros salaires et pour recruter ensuite des travailleurs sur de nouvelles bases salariales. »
Reaz Chuttoo observe que Dr Cleaning Ltd se propose de réduire 50% de son effectif. Les négociations se poursuivent sur les droits acquis des travailleurs, notamment un 14e mois, le “vacation leave”. Il a dit noter aussi qu’en cette période de licenciement, ce sont aussi beaucoup de délégués syndicaux qui ont en font les frais. Il demande au ministre de Travail d’amender la loi pour garantir l’existence de délégués syndicaux.

Selon le syndicaliste, une liste des travailleurs qui vont se séparer de Dry Cleaning est actuellement en préparation. Certains ont été appelés à quitter la compagnie avant l’âge de la retraite. Il est fort probable qu’une demande de réduction du personnel pour des raisons économiques soit adressée au Redundancy Board. Une proposition pour réduire le salaire des hauts cadres par 50% a aussi été faite par la direction.