Le leader de l’opposition, Arvin Boolell, a eu hier une séance de travail avec le représentant de l’OMS à Maurice, le Dr Laurent Musango, pour évoquer « la légèreté » de la mise en œuvre du protocole sanitaire à l’aéroport et dans des établissements hôteliers avec la phase II de la réouverture des frontières.

« J’ai remercié le Dr Laurent Musango, pour toute l’aide apportée à Maurice depuis le début de la crise sanitaire. C’est un expert très compétent dans son domaine et nous avons l’occasion de passer en revue la situation depuis l’augmentation des dessertes aériennes à Maurice à compter du 1er octobre dernier », a déclaré Arvin Boolell.

Le leader de l’opposition a de même affirmé avoir fait part au Dr Musango « de mes inquiétudes concernant les précautions sanitaires prises à l’aéroport samedi lors de l’arrivée des premiers vols ». Il a déploré que la communication avec la population passe uniquement par le porte-parole du comité national, alors que « la population aurait préféré que cette tâche soit confiée au ministre de la Santé ».

De plus, il a déploré que le protocole annoncé « n’ait pas été mis en œuvre correctement ». Il a également été question des centres de quarantaine, notamment ceux situés au centre de certaines villes, dont Quatre-Bornes et Curepipe, où, de l’avis du leader de l’opposition, « le personnel est mal préparé et mal équipé ». Certaines personnes placées dans ces établissements peuvent non seulement mettre en danger la santé publique en raison de leur comportement, mais risquent également de créer de nouveaux foyers de contamination. Il estime que le système de surveillance dans ces établissements « doit être revu ».

Selon Arvin Boolell, le Dr Laurent Musango lui a fait comprendre que « Maurice est un des rares pays, où les mesures sanitaires sont appliquées et que déjà des tests ont été effectués sur quelque 230 000 Mauriciens ». Il a aussi expliqué que les appréhensions du leader de l’opposition « seront transmises aux autorités ».