- Publicité -

Covid-19 – Reprise des classes en ligne : Le NAFCO inquiet du stress subi par les étudiants

46% des étudiants sondés dans le cadre d’une étude locale avouent que « le stress psychologique est l’obstacle principal »

Avec la reprise des classes en cette deuxième semaine de janvier 2022, marquant le 3e trimestre du calendrier scolaire, le National Forum for Colleges (NAFCO) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Cette jeune organisation s’est donnée pour mission de « rassembler et fédérer les étudiants de toute l’île Maurice, qu’il s’agisse des collèges privés autant que publics, afin de faire entendre notre voix sur des chapitres qui nous concernent, surtout dans l’absence de quelques organismes pouvant représenter le corps estudiantin mauricien ». Elle se dit inquiète quant au « pourcentage important de jeunes qui sont psychologiquement impactés par la tenue des classes en ligne, en comparaison avec les cours en présentiel ».

- Publicité -

Le NAFCO se base sur « une étude que nous avons nous-mêmes menée auprès des étudiants » mauriciens. « 46% des jeunes sondés ont exprimé le fait que le stress psychologique, lié à la tenue des classes en ligne, est un obstacle majeur, et que cela les bloque considérablement dans le cadre de leurs études », explique l’organisation. Attirant l’attention sur cet aspect de la crise sanitaire, ses répercussions – surtout en milieu scolaire – sur les jeunes concernés, et « autant sur ceux qui doivent prendre part à des examens importants que les autres », soutient le NAFCO, « nous avons porté la chose auprès des autorités locales concernées ».
De fait, fin 2021, une correspondance a été envoyée à plusieurs ministères, dont celui de Leela Devi Dookun-Luchoomun, et celui deu Dr Kailesh Jagutpal. « Nous avons tenu à attirer leur attention sur ces effets secondaires conséquents. Nous attendons toujours une réponse. Nous pensons qu’avec la rentrée, ces autorités doivent être déjà très prises, mais nous avons espoir que nous aurons un retour positif très bientôt. »

Le NAFCO s’appuie sur « plusieurs études menées par des autorités étrangères ». Et « elles sont arrivées aux mêmes conclusions, soit que la tenue des classes en ligne impacte de manière sérieuse les jeunes ». Ainsi, l’organisation estudiantine reprend le NBC News & Challenge Success, une ONG américaine, « qui a établi que les étudiants qui suivent des cours en présentiel souffrent moins de troubles psychologiques que ceux qui ont été soumis à un calendrier en ligne ».

De même, la British Psychological Society fait état du fait que « le bien-être des étudiants qui suivent des cours en ligne est définitivement impacté ». Tandis qu’une étude finlandaise de l’Université de Helsinki note : « Des signes de stress sont davantage ressentis auprès des étudiants de “lower secondary schools” ayant suivi des classes en ligne. Ceux-ci sont, pour la plupart, sujets à la fatigue et au Burn-Out au moins une fois par semaine. »
Tout en reconnaissant les efforts consentis par les autorités en cette période de crise sanitaire, le NAFCO fait néanmoins à nouveau appel aux autorités pour que celles-ci prennent en considération « cet aspect important de notre épanouissement, à nous les jeunes, qui sommes directement concernés ». L’organisation poursuit : « Nous savons que personne ne voudrait que nous soyons pénalisés par des troubles, plus tard, à l’âge adulte. Et nous saluons en effet les efforts des autorités, qui nous protègent du Covid-19 et de ses variants. »

Le NAFCO émet ainsi une série de suggestions, particulièrement au ministère de l’Education, « dans le but de pallier les lacunes existantes et les retombées négatives découlant de la crise sanitaire ». Dans le même souffle, l’organisation revient sur « la proposition intéressante, mais qui n’a jamais décollé », d’avoir des School Counsellors. « Ces personnes serviraient de lien entre étudiants, parents et enseignants, parvenant à identifier à temps des faiblesses et des troubles, et orientant les jeunes vers des espaces de dialogue, d’écoute et de traitement adéquats. »

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour