Les négociations portant sur la mise à pied d’environ 70 travailleurs du groupe Médine ont abouti. Ces travailleurs qui seront répartis à Casela Nature Parks, Safari et Tamarina Golf ont déjà touché une compensation équivalant à un mois et demi de salaire par année de service. C’est qu’a déclaré au Mauricien, Lall Deonath, négociateur de ces employés.

Selon ce dernier, les employés qui comptent entre huit à 20 années de service sont satisfaits de leurs compensations car elles sont basées sur les “total earnings”, non pas sur le salaire de base. « C’est la situation économique causée par la COVID-19 et la fermeture des frontières qui a précité la mise à pied de ces travailleurs », a-t-il déclaré. Le groupe a enregistré plusieurs millions de pertes à cause de cette situation. Maintenant, a-t-il dit, le groupe souhaite ouvrir les négociations sur un programme de dégraissage dans le département du garage. Une soixantaine de travailleurs sont concernés. Selon le syndicaliste, la direction de Médine n’est pas en train dans le cas précis d’obliger les travailleurs à prendre la porte de sortie.

« J’ai appris qu’elle à l’intention de proposer un package aux travailleurs de ce département. S’ils refusent le package, ils peuvent toujours continuer à travailler dans ce département », a souligné Lall Deonath. Il a aussi dénoncé « une manœuvre » utilisée actuellement par un important établissement situé dans l’est du pays qui, malgré le fait qu’il bénéficie du Wage Assistance Scheme, est en train de proposer aux travailleurs « un package équivalant à 20 jours par années de service au lieu de 15 jours ». Comme les travailleurs ont trouvé cette offre alléchante, a-t-il dit, une dizaine d’entre eux en ont pris avantage. « J’ai déjà rapporté le cas au ministère du Travail car on n’a pas le droit de prendre avantage de l’assistance du gouvernement et en même inviter les travailleurs à prendre la porte de sortie », a déclaré le syndicaliste.

Selon lui, une dizaine de travailleurs de cet établissement hôtelier ont déjà pris avantage de cette offre. Le ministère du Travail a promis d’envoyer une équipe d’inspecteurs sur le terrain la semaine prochaine pour s’enquérir de la situation.

Avec la conjoncture qui prévaut dans le pays, il dit craindre que durant la période de coupe 2020, certains établissements ne fassent usage de la mécanisation « afin de limiter le nombre de coupeurs de canne dans les champs ».