Elle n’aurait jamais pensé se retrouver dans un hôtel le jour de la fête des mères. Sauf qu’elle a dû garder la chambre et recevoir les vœux de son fils par le biais d’un téléphone. Voilà cinq jours depuis que Virginie est en quarantaine dans un hôtel à Belle-Mare, après que son superviseur a été testé positif au Covid-19. Un moment dont elle profite, même si ses proches lui manquent beaucoup.

Après le choc et l’angoisse, Virginie a enfin retrouvé la sérénité. Hébergée dans un hôtel depuis cinq jours, cette employée d’une entreprise de nettoyage a passé la fête des mères en quarantaine, loin de ses enfants. Mercredi dernier, elle a appris que son superviseur qui avait rendu visite à l’équipe dans laquelle elle est affectée, a été testé positif au COVID-19. « J’ai reçu un appel du ministère de la Santé, me demandant si je connaissais telle personne. J’ai répondu que c’était mon superviseur. On m’a alors dit de me préparer qu’on allait venir me chercher pour aller en quarantaine, car il était positif au COVID-19. »

Cette dernière dit avoir été choquée d’apprendre une telle nouvelle et son entourage était d’autant plus inquiet. « J’ai un fils de cinq ans qui doit entrer en grade 1 bientôt, j’avais peur pour lui. Heureusement que jusqu’ici, il n’y a eu aucun problème. J’ai déjà fait un test PCR à mon arrivée à l’hôtel, mais je n’ai pas eu le résultat encore. Je suppose donc qu’il n’y a pas urgence. »

Même si ses collègues ont été placées dans le même hôtel, Virginie dit être seule pendant ces jours de quarantaine. « Nous avons été placées dans une chambre chacune. Certaines sont face à la mer. Moi je suis plutôt côté jardin, mais je n’ai pas à me plaindre pour autant. J’ai la télé, la chambre est confortable. Nous sommes bien traitées comme si nous étions des clientes de l’hôtel. »

Après cinq jours, Virginie a déjà adopté la routine de la quarantaine. « Chaque jour un personnel de la Santé vient prendre la température à l’entrée de la chambre. Personne n’a le droit d’entrer. Pour le repas également, il y a un banc dans le couloir, on y dépose le plateau puis on frappe à la porte pour nous avertir. Jusqu’ici tout va bien, je n’ai pas à me plaindre de la nourriture. »

En revanche, ajoute-t-elle, sa famille lui manque beaucoup. Même s’ils s’appellent tous les jours. « Mon fils de cinq ans est avec son papa et sa grand-mère. J’ai un autre enfant, plus grand, qui est aussi avec sa grand-mère. C’est dur d’être loin d’eux, mais je me dis que les 14 jours vont vite passer et surtout, le plus important est que nous soyons tous en bonne santé. »

Cet épisode, ajoute Virginie, l’a amenée à être plus consciente du danger que représente le COVID-19. « Auparavant, je le prenais simplement, mais maintenant, je réalise que le virus peut-être n’importe où et sur n’importe qui. Cela nous amène à être plus vigilants. En tout cas, quand je vais sortir, je prendrai deux fois plus de précautions. »

Virginie profite également de ces deux semaines pour se poser un peu. Car avec le travail et ses responsabilités familiales, la jeune maman n’a presque pas le temps de souffler, en temps normal.