Photo illustration

D’autres entreprises intéressées à emboîter le pas dans la lutte contre le virus invisible

Pour prévenir l’expansion du virus dans ses locaux et dans le pays, le groupe Terra – engagé notamment dans l’agriculture, l’énergie et l’immobilier – a pris l’initiative d’organiser un Contact Tracing Officer Training, destiné à faciliter le travail du ministère de la Santé dans la détection de nouveaux cas de Covid-19, et ce, en formant ses propres employés à tous les scénarios. Ainsi, 19 employés de Terra ont obtenu la certification à cette formation. Et cette initiative porte ses fruits.

« Notre objectif premier à travers cette formation était d’apporter un outil supplémentaire à nos équipes afin de limiter la propagation du virus dans l’entreprise et d’anticiper tous les scénarios », explique Isabelle Grenouille, Training Manager chez Terra. Pour cela, 19 employés du groupe, occupant divers postes et issus des différents clusters, ont participé à un atelier de trois heures mené par le Dr Shahil Dawreeawoo, médecin du travail.

Les points forts de cette formation sont nombreux, car elle permet d’être proactif et efficace dans l’identification, l’information et l’isolation des cas. Le premier geste à adopter consiste ainsi à « classifier » le type de contact de chaque cas suspect selon une hiérarchie bien établie. Ceux-ci sont séparés en deux groupes selon la durée et les conditions du contact avec la personne positive. Ce que l’on qualifie de “close contact” sera, par exemple, une personne qui n’aura respecté ni les gestes barrières, ni le port du masque durant une interaction de plus de 15 minutes avec la personne positive. Les “casual contacts” concernent, quant à eux, les personnes qui auront eu une interaction de moins de 15 minutes avec la personne positive durant laquelle les gestes barrières auront été respectés.

Une fois la catégorie de contact définie, on détermine si chaque cas représente un “high risk” ou un “low risk”. Cela passe aussi par l’identification de catégories sous-jacentes : “primary”, “secondary” et “tertiary”, selon que le contact est direct ou non. Une personne placée dans le “tertiary group” aura, par exemple, simplement été en contact avec une personne qui, de son côté, aura eu un contact direct avec le cas positif.

« C’est un travail effectué en amont de l’intervention du ministère de la Santé. Cela nous permet de contenir la situation et de réorganiser de manière efficiente notre travail tout en plaçant les personnes concernées, selon l’exercice de Contact Tracing, en isolement ou encore d’enclencher le “daily temperature and health monitoring”, exercice mené par le HR ou le responsable de département. Cela nous permet aussi de mettre rapidement en place un roaster pour conserver la même efficacité dans nos opérations du quotidien », poursuit Isabelle Grenouille.

Pour Azhaar Hossenbacuss, Health & Safety Officer à Terragri, cette formation s’est révélée essentielle pour la bonne gestion de l’entreprise. « Nous avons déjà pu mettre en place ce protocole lorsque l’un de nos fournisseurs externes a été testé positif. Cette formation nous a permis d’être encadrés, proactifs, de réagir plus vite et de savoir qui isoler ou non », explique-t-il. Isabelle Grenouille renchérit :  « Il faut admettre qu’il est toujours plus rassurant que l’exercice soit conduit par des collègues, des gens que nous connaissons et voyons tous les jours. »

Cette initiative, qui vise avant tout la protection des employés, a rencontré un tel succès que le groupe Terra a même été approché par d’autres entreprises pour délivrer une formation similaire.