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Covid-19 : « Li’nn desede dan lamin so misie »

Des Mauriciens sont dévastés quotidiennement après la mort d’un proche atteint de Covid-19. C’est le cas dans une famille de Saint-Pierre, après qu’une enseignante (37 ans) est décédée aux petites heures lundi, à l’hôpital Jeetoo. « Li desede dan lamin so misie », a témoigné un de ses proches qui a ajouté que les siens souhaitent garder l’anonymat sur l’identité de la victime.

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Selon ce dernier, la trentenaire laisse derrière elle deux enfants âgés de dix et 11 ans. « En l’espace d’un week-end, ils sont devenus orphelins. C’est dur pour eux de perdre leur maman aussi jeune. » C’est dimanche matin que la trentenaire a découvert qu’elle était positive au Covid-19. « Depuis la semaine dernière, elle ne se sentait pas bien. Elle toussait et elle ressentait une petite fièvre. » Malgré son état, la victime, qui exerçait dans un collège d’État, a continué ses classes en ligne. « Elle a fait plusieurs tests antigènes et tous se sont révélés négatifs. » En se basant sur ces résultats, elle ne s’est pas inquiétée, pensant qu’elle avait attrapé une grippe.

Comme elle ne cessait de tousser dimanche, son époux l’a emmenée dans une clinique privée pour un test PCR qui s’est avéré négatif. L’enseignante a pris des médicaments et elle est rentrée pour s’auto-isoler. Mais dans la nuit de dimanche à lundi, sa santé s’est aggravée. « Li pe dir li pa pe kapav, amenn li lopital. » Ses proches n’ont pas attendu le Samu en préférant la conduire à l’hôpital Jeetoo dans leur propre transport car l’enseignante avait des difficultés à respirer. « Li ti dan lebra so misie mem. Kouma pre pou rant lopital, li fini desede. » Un médecin devait confirmer qu’elle avait déjà rendu l’âme. Suivant le protocole en cours, le personnel de santé a informé la famille que le corps ne pouvait retourner à la maison. C’est un centre de service mortuaire de la capitale qui a pris en charge les rites funéraires et l’enterrement au cimetière de Circonstance, Saint-Pierre.
Les proches de l’enseignante sont sous le choc et se demandent si les tests antigènes peuvent détecter le variant Delta. Ils prennent l’exemple de la défunte qui a été testée négative, soulignant que ce n’est qu’un test PCR qui a confirmé qu’elle était positive au Covid-19. « Cette pandémie tue beaucoup de personnes. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, que ce soit l’État et les citoyens. Azordi de zenn zanfan inn perdi zot mama. Koumsa, komie fami dan Moris pe viv bann dram parey ? Eski sertin dimounn pou kontinie res insansib ? Si pa azir, pou ena boukou mor ankor. »

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