Des décès suspects en cellule policière qui ont poussé le Directeur des poursuites publiques (DPP) à réagir après que des organisations ou autres notables sont montés au créneau pour réclamer que lumière soit faite sur ces cas. Le DPP a ainsi fait part de la mise sur pied d’une enquête judiciaire imminente pour déterminer les causes de ces décès en cellule policière, soit celle de Jean Caël Permes, Jean Alain Auguste et Louis Michael Louise, qui ont tous péri en cellule en l’espace de trois mois.

C’est dans une lettre adressée à Me Erickson Mooneeapillay, de l’association des Droits humains de l’Océan Indien (DIS-MOI), que le DPP a donné l’assurance de l’institution sous peu d’une enquête judiciaire en vue de faire la lumière sur ces décès suspects en cellule policière. Une réponse qui  intervient après que l’association a envoyé une lettre au DPP, le 11 mai dernier, pour réclamer une enquête judiciaire afin de connaître les causes exactes du décès de ces trois détenus. L’association souhaitait aussi la mise sur pied d’une commission d’enquête pour traiter des violations des droits humains dans le système pénitencier. Cette enquête judiciaire prochaine se penchera sur le décès de trois détenus, à savoir Louis Michael Louise, retrouvé mort à sa cellule à la prison de Beau-Bassin le 20 mars dernier, au lendemain d’une mutinerie. Aussi, le décès de Jean Caël Permes, mort dans sa cellule à la prison de La Bastille, le 5 mai dernier. Ces proches soupçonnent qu’il a été victime de brutalité en raison de blessures décelées sur son corps. Le détenu Jean Alain Auguste avait, lui, été retrouvé pendu dans sa cellule à la prison de Melrose, le 29 avril dernier.

Le DPP devait ainsi faire comprendre dans sa correspondance que la police enquête sur ces décès suspects et qu’une enquête judiciaire sera instituée « en temps et lieu ». Rien que pour l’enquête concernant le décès de Jean Caël Permes, une dizaine de gardiens de prisons avaient été interpellés par les officiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT). Pour rappel, un nouveau décès en centre pénitencier avait été rapporté fin mai, soit celui de Joselito Evenord, 43 ans. Ce dernier, détenu depuis novembre dernier, a été retrouvé pendu dans sa cellule de la prison de GRNO le 27 mai, soit une vingtaine de jours après la découverte du cadavre de Jean Caël Permes.