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Démocratie et liberté – Afrobarometer : Growing Demand pour la liberté de la presse

– Soutien massif, en progression de 23 points comparativement à 2017, aux journalistes pour enquêter et rapporter des abus et des cas de corruption attribués au gouvernement

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– Plus de huit Mauriciens sur dix approuvent le rôle de “watchdog” assumé par la presse face aux ajustements du gouvernement

La perception publique du rôle et des responsabilités de la presse dans la conjoncture sociopolitique tranche avec celle des institutions publiques en général, affichant un indice en berne enregistré ces derniers temps.

La dernière édition du sondage Afrobarometer, mené par Straconsult avec Amédée Darga à la tête, fait état de « growing demand for media freedom » avec des scores des plus positifs quant au rôle et aux responsabilités de la presse en tant que watchdog des ajustements de l’hôtel du gouvernement. Par rapport à cinq ans de cela, soit en 2017, le soutien venant du public en faveur de la liberté de la presse a progressé de 23 points pour atteindre la barre de 85%, soit plus de huit Mauriciens sur dix. En résumé des principales analyses de ce dernier sondage, Afrobarometer note que « Mauritians voice growing demand for media freedom, strong support for public access to government information ».

En prélude aux données statistiques, Afrobarometer avance que « large majorities of Mauritians say that the country’s news media should be free of government interference and should play he role pof a watchdog over government ». À la question sur la liberté, dont jouissent les journalistes pour leur mission, deux Mauriciens sur trois (64%) concèdent la classification de Somewhat Free ou Completely Free pour rapporter des nouvelles sans censure ou ingérence du gouvernement. Force est de constater qu’un sur trois (35%) ne partage pas cet avis.

De ce fait, une grande majorité, soit huit sur neuf (85%), en progression de 23 points comparativement à 2017, affirment que « the media should have the right to publish any views and ideas without government control ». Ceux qui approuvent le droit des autorités à la censure dans les médias sont en nette régression, soit de plus d’une vingtaine de points, passant de 33% en 2017 à seulement 12% pour la présente édition du sondage Afrobarometer.

La presse mauricienne puise son soutien, avec une moyenne de perception favorable de 85%, invariablement dans toutes les couches de la population, avec notamment une pointe de 91% chez les jeunes, soit dans la tranche d’âge de 25 à 34 ans. Les Mauriciens, âgés de 18 à 24 ans et de 35 à 44 ans, sont encore avides de cette liberté. Par contre, le plus faible taux est enregistré pour les Mauriciens, âgés de 65 ans et plus, avec 77% d’opinion favorable.

Ceux qui sont dans la catégorie de Moderate/Highly Lived Poverty font preuve d’une plus grande faim pour la liberté de la presse à hauteur de 89%, soit quatre points de plus que la moyenne. En ce qui concerne le bagage académique, ceux ayant des diplômes secondaires et postsecondaires se prononcent positivement en faveur de la presse dans la fourchette de 86 à 88%.

D’autre part, le rôle de la presse en tant que « watchdog over government » se retrouve en hausse de 13% entre 2020 et 2022. 86% des sondés maintiennent que la presse a un devoir d’accentuer la pression sur les autorités pour enquêter et dénoncer des abus et des cas de corruption attribués au gouvernement. Seul un Mauricien sur dix épouse la thèse souvent mise en avant par des vested interests que « too much reporting on negative events, like government mistakes and corruption, only harms the country ».

Par contre, les avis sont partagés quant à la nécessité pour le gouvernement de partager des informations avec la population. Moins de 50%, soit exactement 49%, des Mauriciens se rangent derrière le fait que « public should have access to government information ».
Toutefois, le mood changera littéralement du tout au tout quand il s’agira d’informations au sujet des finances des collectivités locales, dont municipalités et conseils de district, à hauteur de 92%, des contrats alloués par le gouvernement (88%) ou encore les salaires et allocations des employés dans le secteur public (77%).

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