Leur négociateur, Atma Shanto, a obtenu une réunion au ministère du Travail hier pour faire la lumière sur cette situation.
  • Le ministère du Travail demande au groupe textile de reconsidérer le montant de la compensation de 82 licenciés

Une réponse du groupe Aquarelle, concernant une plainte pour discrimination alléguée, est attendue au ministère du Travail. En effet, la Fédération des travailleurs unis (FTU) estime qu’il y a eu infraction à l’article 5 de la Worker’s Rights Act, car deux groupes d’employés, licenciés tous deux en octobre dernier, ont perçu des compensations sur des barèmes différents. Le ministère a demandé au groupe textile de reconsidérer ce dossier.

Une réunion entre les représentants des travailleurs, Atma Shanto, ainsi que ceux de la direction d’Aquarelle et les officiers du ministère du Travail est prévue demain matin. Il s’agira de faire le point sur le cas de 82 personnes licenciées en octobre dernier et qui ont perçu une compensation basée sur 15 jours par année de service, alors que leurs collègues licenciés quelques semaines plus tard ont, eux, obtenu 30 jours par année de service. Lors d’une rencontre la semaine dernière, les officiers ont demandé à l’employeur, représenté par son responsable des ressources humaines, de reconsidérer le cas des premiers licenciés.

Même si ces derniers ont déjà signé leur accord de licenciement, le négociateur syndical estime qu’il faut rouvrir le dossier, car les 82 licenciés n’auraient pas eu un “fair treatment“ en vertu de l’article 5 de la Workers’ Rights Act. Celui-ci stipule en effet : « A person does not discriminate against another person by imposing or proposing to impose on that other person a condition, requirement or practice that has or is likely to have a disadvantaging effect, where the condition, requirement or practice is reasonable in the circumstances. »
L’employeur devra faire connaître sa position aujourd’hui. Il convient toutefois de souligner que les travailleurs concernés ont déjà signé leur “compromise agreement”, acceptant ainsi l’indemnité de 15 jours par année de service. Mais celui-ci a été remis en question lors de la réunion de la semaine dernière et le rôle des officiers d’un bureau de l’emploi du sud, où les licenciés devaient faire estampiller la lettre, ont été sévèrement critiqués. Le syndicat estime qu’ils n’auraient pas informé les licenciés du contenu de l’accord et de leurs droits.
Autre point soulevé : la compensation a été calculée sur 26 jours de travail par mois, alors qu’en réalité, les travailleurs concernés en effectuaient 22. Sur ce point, le management aurait déjà accepté de recalculer le montant selon ce nouveau chiffre. Le ministère a demandé au groupe textile de prendre également des “remedial actions” concernant le cas de discrimination alléguée.