Des élèves de la grande section de la maternelle Bethléem s'impatientant de voir leur éducatrice sortir leurs travaux sur les animaux marins

Amener l’enfant dès son plus jeune âge à s’intéresser à la nature, aiguillonner sa curiosité et l’encourager à protéger les animaux. Tels étaient, entre autres, les objectifs du projet de classe développé ce trimestre par Sylvette Paris-Davy à l’intention de la grande section de l’école maternelle Bethléem.

La directrice de l’école maternelle Bethléem, Sylvette Paris-Davy, s’émerveille encore devant « l’imagination débordante dont ont fait preuve les petits dans le cadre de ce projet sur les animaux marins ». Parmi les animaux marins que les élèves de la grande section de l’école maternelle Bethléem ont choisi de dessiner après avoir reçu des explications sur ce thème, il y a des hippocampes, des cachalots, des baleines, des poissons, des méduses, des tortues de mer… Dans la classe, tous se hâtent d’entourer Anielle, leur éducatrice, s’impatientant de la voir sortir leur dessin du porte-documents. C’est qu’ils en sont tout fiers. Les yeux d’Ayush s’illuminent en pensant au poisson auquel il a donné vie sur le papier. Il s’apprête à nous parler de son animal marin préféré mais les mots ne lui viennent pas. L’on sent bien toutefois que dans sa petite tête, tout est là ! Mais il est un peu trop ému… Liam, lui, a fait interagir une méduse, une étoile de mer, un crabe et hippocampe dans son travail. Il les a coloriés de couleurs gaies. Michaël a du mal à choisir entre la baleine et le requin qu’il a dessinés. Finalement, c’est le requin, dira-t-il, son animal marin préféré. Quant à leur ami Hayan, ce sont davantage les cachalots et les requins marteaux qui l’auront fasciné.

La classe toute fière des travaux accomplis au cours de ce projet d’éveil mis en place par la directrice de l’école

Sylvette Paris-Davy explique qu’il est d’usage, dans sa manière de travailler, de proposer à chaque trimestre des projets sur des thèmes différents « qui permettent aux enfants de développer leurs capacités de découvrir et de comprendre ». Pour ce qui est du thème des animaux marins, les enfants ont été invités à les classer d’après leurs points communs, soit l’aspect morphologique : la croissance, le milieu de vie, le mode de déplacement… « Mon objectif est d’amener l’enfant à découvrir et connaître la particularité de chaque animal aquatique. Le projet permet à l’enfant de mener sa petite enquête pour aiguiser sa curiosité, promouvoir son intérêt, enrichir ses compétences, éveiller ses perceptions sensorielles et l’aider à acquérir des attitudes positives en faveur de la protection et la survie des animaux. » Par ailleurs, l’intérêt de ce projet d’éveil consistait à « faire un inventaire des animaux marins les plus connus qui passionnent les enfants et leur présenter quelques variétés susceptibles de développer leur imagination ».

Les petits ont ainsi pu en apprendre plus sur ces fascinantes bêtes de la mer à travers ces questions : où dort-il ? Comment est-il ? Est-il dangereux ? Peut-il se défendre ? Que mange-t-il ? Comment voit-il ? Entend-il ? Émet-il des cris ? Peut-il sentir ? Comment se déplace-t-il ? De quoi son corps est-il fait ? Saute-t-il ? Peut-il piquer ? Nage-t-il ? Marche-t-il ? Court-il ? Peut-on les consommer ?

Ils ont été invités à apporter des images sur les animaux marins à l’école. N’ayant pu visiter un aquarium à cause de la COVID-19, certains ont apporté un petit aquarium. « Ils ont visionné des films et ont appris à nourrir les poissons. Tout ce qu’ils ont découvert dans les films les a émerveillés. À partir de toutes ces observations, ils ont fait plein de dessins. C’était magnifique de voir tout le travail qu’ils ont accompli. On sent déjà qu’il y a beaucoup qui iront vers la science plus tard », selon la directrice de l’école.

Pour elle, quand un enfant arrive à l’école, il ne faut pas directement aller vers l’alphabet. « Il faut lui apprendre le vivre-ensemble. Il faut d’abord découvrir qui il est, quel est son environnement et l’aider à poursuivre son chemin. L’école est le prolongement de la famille. Nous mettons l’accent sur le côté émotionnel de l’enfant et nous pouvons encadrer les parents. Il faut aider l’enfant à avoir confiance en lui pour lui permettre de construire sa petite personne, de vivre avec ses camarades. Il faut lui apprendre qu’il est dans un groupe où on est tous différents mais où on se respecte. Qu’il faut savoir parler à l’autre, avoir de bonnes manières. » Autant d’aspects importants, selon Sylvette Paris-Davy, à intégrer dans l’apprentissage pour de petits êtres à former.