Une circulaire émise cette semaine par un haut cadre du ministère de l’Éducation n’est pas vue d’un bon œil par des syndicalistes de la Fonction publique. En effet, celle-ci indique que le ministère a reçu des représentations de la part des Heads of Schools à l’effet que des représentants syndicaux rendent visite à leurs membres dans les institutions scolaires sans préalablement obtenir l’autorisation de ces responsables. Selon le ministère, cela va à l’encontre de la section 40 de l’Employment Relations (Amendment Act de 2019).

« The ministry has received representations from some Heads of Schools that Union representatives have been visiting schools to address the Educators during working hours without seeking and obtaining prior approval of the Heads of Schools. The latter have only been informed of the visit, which does not conform to the provisions of the Employment Relations (Amendment) Act of 2019 », souligne la circulaire. L’amendement apporté à l’Employment Relations Act se lit comme suit : (1) (a) » Subject to prior notice and authorization as time, place and purpose of his visit and to necessary safeguards for the preservation of life and property and prevention of disruption of work, any officer or negotiator of a recognized trade union may enter an employer’s premises for the purpoose related to (i) employment issues in respect of its members, or (ii) industrial relations issues or the trade union’s business ». Ainsi, indique la circulaire, toute visite de la part d’un représentant syndical doit nécessairement faire l’objet d’une autorisation.

« In the light of the above, Heads of Schools are requested to abide by the requirements of the Employment Relations (Amendment) Act 2019 so that any visit of union executive members at their work place for the purpose of adressing staff be subject to prior approval and be done in such a way as to prevent any disruption of work », souligne la circulaire adressée aux Heads of Schools de la zone 1.

Réagissant à la publication de cette circulaire, le président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), Narendranath Gopee, dit ne pas en comprendre l’objectif. D’ailleurs, il fait remarquer que les syndicalistes viennent rencontrer leurs membres et que cela ne se fait jamais durant les heures de travail. On ne peut venir donc parler de « disruption of work », insiste-t-il. Et de faire remarquer que la section de l’Employment Relations Act dont fait mention le ministère de l’Éducation ne s’applique pas à la Fonction publique mais plutôt au secteur privé où l’enceinte est privée. De ce fait, il demande au ministère de l’Éducation de retirer ladite circulaire qui ne fait que semer la confusion.