La nouvelle promotion de recteurs dans le secondaire d’État a donné lieu à une liste exceptionnelle, avec une majorité d’éléments féminins. Sur les 30 postes en jeu, deux tiers sont en effet occupés par des femmes. La majorité d’entre elles étaient jusqu’ici des Deputy Rectors et certaines assumaient même l’intérim à la tête de collèges d’État.

Une fois n’est pas coutume, les femmes ont volé la vedette pour la récente promotion de recteurs. Sur les 37 candidats qui ont été interviewés pour ce poste, 30 ont été retenus, dont 20 sont des femmes. Il s’agit de : Bibi Parveez Ochotoya, Rushmee Jhummun, Damawtee Bujun, Lalita Devi Ramsewak, Arina Devi Ramdenee, Virooma Kaniah, Aruna Beedassy, Nandini Choony-Ruchchan, Hema Nitee Auckbur, Sadhna Bholah, Yashma Ghoorah, Sangeeta Allgoo, Jane Ruby Jhugroo-Cangy, Jotee Beenud, Vidula Devi Seewoo Beharee, Bhima Lakshmi Bisnauthsing-Ramsurrun, Corinne Armelle Vigoureux, Soobhadra Kumari Teemul, Maneesha Jankee Cowlessur et Vandana Sheila Vanisri Devi Utchanah-Virasami.

À part Bibi Parveez Ochotoya, qui était Administrator, toutes les autres étaient vice-rectrices. Certaines assumaient même le poste d’Acting Rector dans des collèges d’État. En dépit de cette bonne nouvelle pour l’égalité des genres, cette promotion a été critiquée, car certains candidats qui ont assumé la suppléance à la tête de collèges pendant plusieurs années ont été laissés sur la touche. Ils devront maintenant laisser le poste à quelqu’un d’autre et se contenter du titre de Deputy Rector.

Les dix hommes faisant partie de cette promotion sont : Farhaad Tegally, Mohammad Akil Bundhoo, Majendra Ramtohul, Manoj Sunassee, Hemendra Kumarsingh Jomadar, Hemant Goolab, Amitranand Kumar Dhunnoo, Dhanan Ramruttun, Vishwaduth Ramdonee et Mahadeo Ramjug. Vikash Ramdonee, secrétaire de l’United Deputy Rectors and Rectors Union, qui se trouve parmi les promus masculins, déplore ainsi la présence d’un ancien enseignant du Medco sur le panel de la Public Service Commission.

Selon lui, sa méconnaissance de la gestion des collèges d’État a pu pénaliser certains candidats. De même, il juge inapproprié qu’un ex-enseignant réalise l’entretien d’aspirants recteurs. « C’est un impair fait aux recteurs », a-t-il dit.