Energies renouvelables : MOL lance des recherches expérimentales en haute mer à Maurice

Maurice accueillera des recherches, susceptibles de favoriser les progrès dans le domaine des énergies renouvelables. Mitsui O.S.K Lines Ltd (MOL), entreprise japonaise dont le siège social se trouve à Tokyo et représentée localement par sa succursale MOL (Mauritius) Ltd, avec la collaboration de Samurai Blue (Mauritius) Ltd, aura en effet pour tâche de conduire des expérimentations sur le développement d’une technologie qui génère de l’énergie en utilisant les différences de températures entre les fonds des océans et la surface.

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Baptisée OTEC (Ocean Thermal Energy Conversion), cette technologie pourrait révolutionner la production d’énergie en exploitant une ressource naturelle facile d’accès et extrêmement durable. « Participer activement à la recherche et au développement de nouvelles énergies durables fait partie des prérogatives essentielles de la mission de MOL à Maurice. L’OTEC a été développé au Japon, mais de nouvelles expérimentations sont nécessaires pour valider son potentiel.

Étant donné la grande différence entre la température des profondeurs et la surface, les eaux mauriciennes sont le théâtre parfait pour de telles recherches. Nous sommes impatients de lancer ce projet d’envergure, qui pourrait changer la donne au niveau de la production d’énergie, mais pas uniquement », explique Goro Yamashita, Managing Director de MOL (Mauritius) Ltd. et représentant de MOL à Maurice.

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La technologie OTEC permet de pomper de l’eau froide à partir de 600 mètres de profondeur et utilise la température plus chaude de la surface pour produire de l’énergie. L’une des caractéristiques les plus intéressantes de cette technologie est qu’elle n’est pas affectée par les conditions météorologiques, ce qui rend la source d’énergie beaucoup plus stable et fiable. De plus, même après avoir été utilisée pour produire de l’électricité, l’eau pompée en profondeur reste froide, et peut être réutilisée pour diverses activités telles que l’aquaculture, la climatisation, ou le développement de produits cosmestiques.

« L’OTEC possède un grand potentiel à Maurice, étant donné les conditions climatiques locales et sa position géographique », précise Goro Yamashita. L’entreprise continuera à opérer les installations de démonstration OTEC, en parallèle des recherches conduites à Maurice. Celles-ci devraient aider à accélérer les dernières mises au point et la mise sur le marché de cette technologie.

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L’OTEC a été développé grâce à un partenariat entre MOL, la firme japonaise Xenesys Inc. et l’Université de Saga. Le projet a été sélectionné par la Japan’s New Energy and Industrial Technology Development Organization (NEDO) dans le cadre d’une initiative visant à vérifier l’efficacité de technologies qui peuvent offrir des sources énergétiques stables, efficientes, durables et économiques, tout en promouvant leur utilisation. MOL a notamment participé en avril dernier à une démonstration au sein d’une installation OTEC opérée par Xenesys, et capable de générer 100 kilowatts d’électricité.

Ayant été sélectionné par la NEDO, le projet OTEC bénéficiera d’une allocation d’environ USD 150 000 pour le financement des tests d’efficacité, qui seront effectués au large des côtes mauriciennes. Pour Goro Yamashita, le fait que Maurice puisse être partie prenante d’une telle initiative est hautement symbolique : « Placer Maurice au-devant de la scène internationale de la recherche énergétique est un signal fort que nous envoyons. Cela renforcera aussi davantage la collaboration entre Maurice et le Japon, qui est l’un de nos principaux objectifs. Nous sommes donc très enthousiastes à l’idée de conduire les recherches ici. »
Les recherches sur l’OTEC se poursuivent à Hawaii, en Corée du Sud et à Nauru, mais cette technologie n’est pas encore commercialisée. MOL projette de placer cette nouvelle technologie sur le marché japonais aussitôt que possible, puis sur le marché international dans un second temps. L’OTEC pourrait aider Maurice à atteindre le seuil de 60% de production énergétique locale issue de sources durables et écologiques, un objectif fixé par le gouvernement pour 2030.

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