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« Pour des raisons légales, il n’est pas possible pour les banques de commenter les Suspicious Transactions Reports (STR) – déclaration de soupçon », peut-on lire dans un communiqué émis le lundi 21 septembre par la Mauritius Bankers Association (MBA) Limited.

Ce communiqué fait suite à une enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Plusieurs banques opérant à Maurice sont citées dans cette affaire, qui a pour toile de fond des délits de blanchiment de fonds à l’international.

« Les autorités ont la responsabilité d’enquêter sur ces déclarations et de prendre les actions requises telles que prescrites par la loi », soutient la MBA.

« Les banques mauriciennes soumettent régulièrement des déclarations d’opérations douteuses et continuent de réaliser d’important progrès dans la lutte contre la criminalité financière, tout en travaillant en étroite collaboration avec les instances régulatrices », est-il ajouté.

Source photo :www.icij.org
Source photo :www.icij.org

Parmi les banques citées sur le site web de l’ICIJ figurent, entre autres, la Mauritius Commercial Bank (MCB), l’ancienne Barclays Bank, la State Bank Mauritius (SBM), Afrasia, Deutsche Bank, la Standard Chartered, Investec Bank of Mauritius Limited, Bank One ou encore ABC Banking Corporation.

Faisant état de ces détails dévoilés dans cette affaire, l’Agence France-Presse (AFP) indique que cette enquête a été menée par 108 médias internationaux dans 88 pays. Les documents portent sur 2 000 milliards de dollars de transactions, qui ont circulé entre 1999 et 2017.