Après deux cas de COVID-19 détectés à l’Université de Maurice en mai, l’institution avait fermé ses portes pour une semaine dans le but d’éviter toute propagation du virus. Or, depuis dimanche, une employée affectée à la bibliothèque a été testée positive au virus. La bibliothèque sera de fait fermée pendant trois jours.

« Depuis que nous avons appris que la femme du bibliothécaire en chef a été testée positive, nous avons fermé la bibliothèque pour trois jours. Les étudiants ne viennent pas à l’université en ce moment. De ce fait, cela ne pose pas trop de problème », soutient une source auprès de la direction. Mais s’agissant de ceux qui sont en fin d’études et qui ont des projets à soumettre, ils sont appelés à utiliser le service de la bibliothèque en ligne mis en place par l’institution.

Ce troisième cas à l’université de Maurice n’est pas « surprenant » pour le président de l’University of Mauritius Staff Unit (USU), Iqbal Sookhroo. « Personne n’est à l’abri. Dès que nous avons pris connaissance de ce cas, nous avons réagi tout de suite et nous avons envoyé un courriel à la direction. La fermeture de la bibliothèque pour trois jours uniquement n’est pas suffisante. On aurait dû attendre les résultats du deuxième test PCR et décider sur la marche à suivre », a-t-il dit.

Le syndicaliste estime qu’il faut au moins attendre une semaine avant toute prise de décision. La bibliothèque, a-t-il souligné, est un lieu fréquenté par de nombreux étudiants et il n’est pas question d’exposer leur vie à tout risque. « Nous regrettons que nous n’ayons rien eu comme réponse de la part de la direction. Pour la sécurité des étudiants et des employés, nous demandons que la bibliothèque soit fermée pour au moins une semaine », a-t-il déclaré, attendant la réaction de la direction.

La fermeture de l’institution pendant une semaine, lorsque deux cas positifs avaient été détectés, a été déplorée par l’USU. Iqbal Sookhroo s’attendait à ce que l’université ouvre ses portes après les résultats d’un deuxième test. « Nous déplorons que nos requêtes ne soient pas prises en compte. Si nous sommes négligents, nous mettrons le pays à risque car l’UoM est un lieu où travaillent des personnes de toutes les régions du pays », a-t-il ajouté.