Vassoo Putchay est membre de différents conseils et ‘boards’ des universités publiques, notamment de l’université de Technologie

Depuis qu’il a été muté comme secrétaire permanent au ministère de l’Éducation, il siège sur le conseil d’administration de trois universités publiques et la Higher Education Commission (HEC). Mais pour l’University of Mauritius Academic Staff Union (UMASU), cette pratique est « contre la bonne gouvernance et l’éthique ». Dans une lettre envoyée au ministère de l’Éducation, le syndicat demande à cette instance que le secrétaire permanent ne fasse plus partie de ces instances.

Cette levée de boucliers des membres de l’UMASU contre Vassoo Putchay, secrétaire permanent de l’Éducation, fait suite aux nombreux conseils d’administration au sein desquels il siège. Dans la lettre, le syndicat souligne que le secrétaire permanent est membre de la HEC et préside le Finance Committee de cet organisme. « Il est aussi membre de différents conseils et ‘boards’ des universités publiques, notamment l’université de Maurice, l’université de Technologie, et celle des Mascareignes. Son poste en tant que membre de la HEC le disqualifie d’être membre d’autres conseils des universités publiques », avance-t-on dans la lettre.

Pour les membres de l’UMASU, Vassoo Putchay doit quitter les instances où il siège comme membre pour que la bonne gouvernance et l’éthique priment. « Le problème le plus important est qu’il est membre de la Higher Education Commission. C’est un pur cas de conflit d’intérêt, car la HEC est un organisme de réglementation. On aurait dû éviter cette situation de conflit d’intérêts. Je crois que d’autres hauts-cadres du ministère de l’Éducation auraient pu siéger sur d’autres conseils. Ainsi, on aurait eu une distribution juste des compétences », estime un membre de l’UMASU. Pour lui, ce partage équitable entre les hauts-cadres est « nécessaire » pour qu’un seul secrétaire permanent ne soit pas « grassement payé ». Ce membre de l’UMASU déplore que le PS pourrait bénéficier d’autres paiements du gouvernement à chaque fois qu’il siège sur un conseil lorsque celui-ci se rencontre.

Ce membre de l’UMASU craint que des cas de conflits d’intérêts puissent surgir lorsqu’une seule personne siège sur différents boards. Pour ce membre, le secrétaire permanent doit choisir entre rester comme membre à la HEC et quitter tous les autres conseils où il siège. « Une personne peut siéger sur deux ou trois boards, mais pas plus. Tout ce qui est secret et confidentiel, et qui est discuté sur un conseil d’une institution pourrait être pris et partagé sur un autre », dit-il, ajoutant que le principe de la bonne gouvernance s’applique aussi pour les organismes publics. Par ailleurs, le fait que Vassoo Putchay siège sur différents conseils d’universités « n’est pas bien perçu » par certains cadres de l’université de Maurice.