Au centre de la controverse au Royaume-Uni, le parlementaire et ancien Attorney General britannique, sir Geoffrey Cox, QC, s’est enlisé davantage après un voyage effectué à Maurice alors que des votes importants se déroulaient à la Chambre des Communes. L’ancien conseil légal du leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam – et aussi celui dont les services avaient été retenus sur le dossier Chagos – se retrouve depuis un certain temps sous les feux des projecteurs après des allégations d’avoir privilégié ses affaires légales personnelles au détriment de ses mandants. 
Le Queen’s Counsel aurait raté à maintes reprises de participer aux votes des Communes étant pris par ses voyages d’affaires à l’étranger. La presse britannique affirme que des sources mauriciennes ont déclaré que l’ancien procureur général était en court voyage d’affaires et a rencontré pas mal de personnes pour des réunions.
L’on évoque que Geoffrey Cox est associé à un cabinet d’avocats international, Thomas More International Ltd, basé à Maurice. Il aurait quitté Maurice mardi soir, manquant ainsi deux séances parlementaires.
Cette affaire a surgi après que sir Geoffrey Cox a fait l’objet de sévères critiques pour avoir travaillé comme conseiller juridique dans les îles Vierges britanniques pendant plusieurs semaines plus tôt cette année alors même que siégeaient les Communes. Bien que son voyage dans les Caraïbes n’ait enfreint aucune règle, il a été dénoncé après la diffusion d’images de lui participant à des audiences sur le plan de ses services légaux de son bureau des Communes. Il est interdit aux députés de faire usage de leurs bureaux ou ressources parlementaires pour des travaux n’ayant aucun lien avec ceux-ci.
Le Queen’s Counsel a été au centre d’une controverse après avoir empoché plus d’un million de livres sterling grâce à un travail juridique dans le courant de l’année dernière. Il a chronométré en moyenne 22 heures par semaine – en plus de son travail de £81000 en tant que député conservateur. Pour l’heure, le Premier ministre Boris Johnson a refusé d’évoquer publiquement cette question en rapport avec sir Geoffrey Cox, arguant qu’il serait « inapproprié » pour lui de commenter ce cas.

