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Environnement : les autorités et les Ong s’unissent pour la conservation

Le 1st Annual Conservation Meeting met l’accent sur la nécessité de restaurer les fôrets. Le but de cette rencontre, se déeoulant à Ebony Forest Chamarel, en fin de semaine dernière, était de réunir les organisations gouvernementales et non gouvernementales engagées dans la conservation. La Dr Christine Griffith, initiatrice de l’événement, souligne qu’il est important que les organisations travaillent en partenariat afin de mieux canaliser les ressources.

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Plusieurs organisations engagées dans la conservation ont passé en revue la situation et partagé leurs expériences dans le domaine de la conservation. Des services gouvernementaux, à savoir du département des bois et forêts, mais aussi du National Parks and Conservation Service, de l’Université de Maurice, du GEF Small Grants Programme du PNUD et plusieurs Ong étaient représentés à cette occasion. Pour la Dr Christine Griffith, un tel regroupement des différents acteurs engagés dans le domaine de la conservation s’avère nécessaire afin de mieux aligner les stratégies. « Il faut travailler ensemble pour avoir une vision globale et pour optimiser les ressources. Les différents partenaires, du gouvernement et des Ong peuvent également partager leurs expériences, » dit-elle.

La priorité de ce travail d’équipe sera la restauration des forêts. La Dr Griffith précise que cette étape est primordiale, car la préservation de la faune et de la flore passe par là. « Plusieurs Ong œuvrent déjà dans ce domaine, ainsi que des services gouvernementaux. Tout le monde est très motivé à travailler en équipe. On a d’ailleurs fait des propositions pour d’autres ateliers de travail. Nous avons ainsi prévu une autre rencontre le 8 octobre. »
Déjà, un travail de restauration a démarré depuis quelque temps à Chamarel et à Anse-Jonchée. Les projets Ebony Forest et Vallée de l’Est ont ainsi été mis sur pied en vue de créer une forêt indigène de qualité, permettant de maintenir la faune et la flore mauriciennes. Le but est également de créer l’environnement approprié pour la sensibilisation et la formation au travail de conservation. Ces deux endroits accueilleront aussi un “low impact tourism”. Ebony Forest s’étend sur 50 hectares à Chamarel et le Village de l’Est, lui, sur 83 hectares à Anse-Jonchée.

On retrouve ainsi de nombreuses variétés de plantes endémiques, de même que des espèces protégées, comme le pigeon des mares, le cateau vert et la crécerelle. Le travail des équipes sur place consiste ainsi à reboiser ces vastes étendues, à maintenir les différents types de plantes et à construire des abris pour les oiseaux. Nicholas Zuel, de l’équipe d’Ebony Forest, précise que des filets de grilles sont aussi érigés pour protéger des prédateurs. Étant ouverte au public, Ebony Forest permet également de faire de la sensibilisation, notamment auprès des étudiants qui visitent les lieux. Des formations en conservation sont également organisées à l’intention des étudiants de l’Université de Maurice.

Intérêts en baisse

A ce sujet, le Dr Vincent Florens, Associate Professor du département de Biosciences de l’Université de Maurice, regrette qu’il y ait de moins en moins de jeunes qui s’intéressent à ce domaine. Il voit ainsi le nombre diminuer dans ces cours année après année. Il explique cette situation du fait qu’il y a peu de débouchés à la hauteur des attentes. « Souvent, quand nous avons nos journées portes ouvertes, la première question que les parents posent c’est : “Quel métier mon enfant pourra faire avec ce diplôme ?” » Pour cela, dit-il, le département est en restructuration afin de mieux répondre aux besoins.
Il a insisté également sur la nécessité de trouver des solutions d’ensemble et ne pas se limiter à sauver les espèces. Il a cité en exemple le dilemme des chauves-souris. « Nous sommes le pays ayant le plus fort taux de fruits mangés par les chauves-souris, soit 53%. En même temps, nous avons les dernières espèces de chauve-souris. »

Les représentants de la Forestry Division et du National Parks and Conservation Service ont également parlé de leurs différentes actions pour préserver les forêts. On relève notamment sept réserves naturelles et sept ilots où on pratique la conservation. Le Dr Ryszard Oleksy, de l’Ecosystem Restoration Alliance, a, lui, parlé d’un projet pour préserver les chauves-souris. Il a expliqué que celles-ci viennent manger sur les arbres fruitiers dans les cours en raison de la dégradation des forêts. Plusieurs méthodes, dont l’application d’une solution sur les plantes pour repousser les chauves-souris, ont été élaborées. Pour son application, il faudra attendre l’aval des autorités. Ce dernier a regretté également la quantité des déchets débarrassés dans des cavernes où vivent des chauves-souris.

Également présentes à cet atelier, Pamela Bapoo-Dundhoo et Mishka Bundhoo, de la GEF Small Grants Programme de l’UNDP, ont élaboré sur le financement des projets de conservation. À ce jour, 178 projets ont été financés. Le montant total pour ceux financés entièrement par le GEF Small Grants Programme s’élève à USD 5 901 273 et, pour ceux financés partiellement, le montant est de USD 12 401 510.

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